‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 112 sur 306 · PARTIE TH. CHAPITRE TI · texte numérisé non relu

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journalier, afin que vous puissiez encore plus effi<?acement secourir madame votre mère que je ne saurais assez féliciter le posséder un tel fils. Et^ Monsieur ;, je vous en prie , ne faites aucun compliment : nous nous connaissons. — Adieu ! au revoir jusqu'à demain à midi. » {G-allerie schœner Zv.ge. B. 2. S. 50).

X. Saint Cuthmann était le fils de parents d'une condition tout ordinaire , mais distingués par leur piété ; ils étaient natifs de Stanning en Angleterre. Dès sa plus tendre enfance, il se faisait déjà remarquer par une soumission parfaite à ses parents , et par une grande crainte de Dieu. Lorsque son père fut mort, ses soins les plus empressés furent de travailler à venir en aide à sa mère et à fournir à sa subsistance. Ils ne tardèrent pas à être visités tous deux par de grandes calamités, à subir ce que le monde appelle de grands malbeurs, et qui, aux yeux des chrétiens, sont des épreuves que Dieu nous envoie : ils tombèrent bientôt dans la plus affreuse misère. La mère et le fils déployèrent dans cette circonstance un zèle et une ardeur vraiment prodigieux afin de sortir de cette triste situation. Mais il est rare que le malheur n'entraîne pas après lui quelque calamité nouvelle ; la mère tomba malade. Percluse et paralysée dans tous les membres, elle était étendue sur un misérable grabat, et ce fut son fils qui dut lui donner tous les soins que réclamait sa position. Cependant , Cuthmann ne perdit pas courage, mais il continua à soigner sa mère avec amour et dévoùment. Forcé qu'il était d'être toujours auprès d'eUe, il lui fut impossible de travailler, et, conséquemmeiit, de plus rien iîagn<;r. Il se construisit une petite charrette, sur laquelle il disposa un lit où il plaça sa mère , puis il la

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conduisit dans tout le pays , mendiant son pain avco elle. Cette touchante conduite émut vivement tous ceux qui en furent témoins. Enfin, lorsque la mort fut venue la délivrer de ses souffrances , son fils consacra le reste de sa vie exclusivement au service de Dieu. Fidèle à un vœu qu'il avait fait, il bâtit une petite église avec le produit des offrandes de quelques personnes pieuses du pays , et mourut en odeur de sainteté. Son corps, que Dieu a glorifié par plusieurs miracles , repose dans l'église qu'il contruisit luimême , à Standing. Sa fête se célèbre le 8 février [Domainlo's Lehre in Beisp. S. 558).

y. Le bienheureux Augustin Gruber , prince-archevêque de Salzbourg, mort en 1835, l'un des amis les plus dévoués de la jeunesse, faisant un jour une visite d'école dans un village du Tyrol appartenant à son diocèse, demanda à une fille si elle pourrait calculer combien elle avait déjà coûté à ses parents ? La petite fille, très-versée, d'ailleurs, dans le calcul mental, parut être embarrassée de cette question. — « Mon enfant, ajouta l'archevêque d'un ton affectueux, voilà un problème dont vous n'avez sans doute jamais entendu parler, et, cependant, c'est l'un des plus importants ; car il est rare que les enfants réfléchissent sérieusement aux dépenses qu'ils ont causées à leurs parents ; et, conséquemment, ils ignorent quelle est l'étendue de leur dette. Prenez courage, mon enfant, nous allons faire ensem])le ce calcul. Trouvez-vous que c'est trop, si je suppose que les frais de nourriture, d'iiabillomont, de lavage et autres dépenses accessoires peuvent être évaluées à 25 centimes par jour ? — Oh! non, r«''pondit la fille, revenue un peu de sa première frayeur. Celte

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