‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 113 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE II

somme serait plutôt trop faible. — Eh bien ! combien im mois a-t-il de jours ? — On compte ordinairement trente jours dans un mois. — Ainsi^ combien un enfant coùte-t-il de pièces de 25 centimes par mois ? — Trente, ce qui fait en tout 7 fr. 50 cent, par mois. — Et maintenant, combien y a-t-il de mois dans Tannée ? — Douze. . — Et combien font 12 fois 7 fr. 60 cent. ?— 9(i fr. juste. — Allons, continuons, ma cbère enfant ! Quel est votre âge? — Dix ans. — Que devez-vous donc, jusqu'ici, à vos parents, si vous leur avez coûté 90 fr. par an ? — 900 fr. — A merveille ! Mais il faudrait encore y ajouter les frais de médecin et de médecine, et autres dépenses de cette nature ; et puis, mon enfant, calculez encore les peines nombreuses que vous avez occasionnées à votre bonne mère; les nuits qu'elle a passées auprès de votre couche lorsque vous étiez malade ; les travaux et les soins de votre père pour Tentretien de votre famille. Sera-ce aussi avec de l'argent que des enfants aimants et dévoués récompenseront les peines et les soucis qu'ils ont occasionnés à leurs parents — Oh non ! car, voyezvous, ces sortes de services que les enfants ont reçus de leurs parents, tels que l'éducation, une instruction vertueuse et chrétienne, ne sauraient s'estimer à prix d'argent. — Gomment donc devez-vous, mes enfants, compenser toutes les dettes, tout le bien, en un mot, que vous avez reçu de vos parents ? — En menant une conduite sage et vertueuse, en vous efforçant de prévenir leurs désirs , et en ne leur causant jamais aucun chagrin. — Oui, mon enfant, c'est par une sage conduite que vous serez toujours le plus agréable à Dieu ; ce sera la meilleure monnaie avec laquelle vous pourrez vous acquitter envers vos parents !» — Ce calcul.

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outre quelques autres salutaires instructions du vénérable pontife, firent une heureuse et diu'able impression sur les enfants. Combien de mères de famille n'ontelles pas adressé ces paroles à leiu's enfants, lorsqu'ils ne voulaient pas obéir : « Sais-tu bien tout ce que tu m'as coûté ! Où en es-tu avec le paiement ? » Et aussitôt Fenfant s'empressait de leur obéir (1). {Aus der miliidUchen Erzaehlung eines Gemeindegliedes).

z. Exemples choisis dans le paganisme.

aa. Les deux frères, Gléobis et Biton, aimaient tendrement leur mère. Un joiu? de grande fête, comme elle voulait aller au temple, et que les chevaux qui devaient la conduire tardaient trop de revenir à la maison, les deux fils s'attelèrent eux-mêmes devant la voiture, et la menèrent au temple, qui se trouvait à une distance passablement éloignée. Tous ceux qui furent témoins de cet acte ne purent s'empêcher d'admirer ce bel exemple de piété filiale ; la mère elle-même, toute émerveillée, n'oublia pas, au temple, de prier le souverain Rémunérateur de tout bien , de récompenser ses deux fils de la manière qu'il le jugerait dans sa sagesse. Mais, chose surprenante, il arriva que tous deux furent morts le lendemain. — La mort, c'est-à-dire le rapide passage à une vie meilleure, fut la plus belle récompense de ces deux fils admirables ! {Lebens. S. 349).

bb. Lorsque Agathocles, qui était fils d'un potier, se vit élever siu- le trône royal de Sicile, il fut loin de rougir de la condition de son père. Afin de perpétuer

(1) L'exemple que nous venons de rapporter a toujours fait une grande impression sur l'esprit des enfants, comnio nous l'avons appris nous-mOmc par notre expt^ricnce.

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