‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 115 sur 306 · PA.RTIE III. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PA.RTIE III. CHAPITRE II

^vous! » s'écrie une troisième fois le mandarin; et. à ces mots, tous se lèvent. Cette cérémonie se répète par trois fois, après quoi le mandarin s'approche du trône de l'impératrice-mère, et lui présente une prière par laquelle il lui demande qu'elle daigne se retirer dans ses appartements. Pendant toute la cérémonie, la cloche de la grande tour sonne à pleine volée, afin que tous les habitants de la "sille sachent, qu'en ce momentlà, l'empereur de Chine, le souverain de dix mille royaumes, comme on lappelle, présente ses hon^mages à sa mère. La cloche a cessé de sonner dès que lïmpératrice a eu regagné ses appartements. L'empereur retourne dans son palais, et c'est alors, seulement, qu'il reçoit les félicitations de la cour {Xacli. Haid's Katecliesen. B. 3. S. 158).

hh. L'empereur de Chine, Kang-hi, fit publier, en 4689, un grand ouvrage en cent livres, touchant la piété filiale, dont il écrivit lui-même une magnifique préface. Il y disait entre autres : « Tout, dans la vie, n'est qu'amour filial, car tout se rapporte à la vénération et à l'amour. » Aussi, cet empereur était-il luimême un modèle de cette vertu. Pendant la maladie de sa grand-mère, il écrivait à l'un des gr^ds du royaume : « Mon inquiétude ne me laisse de repos ni le jour ni la nuit. Je ne me soucie plus ni de dormir ni de manger ; toute ma consolation est d'élever humblement mes pensées vers le grand Tien (le Dieu du ciel). J'ai fait toutes les réflexions imaginables pour tâcher de «bkouvrir comment je pourrais obtenir son jkuissant secours, et il m'a paru que c'était en faisant aux autres grâces de la vie, qu'il m'accorderait, lui riM^si. celle de ma graiurmèro. » C'est pourquoi il fît

mettre en liberté tous ceux qui avaient été condamnés à mort, fit une procession solennelle avec sa cour, et offrit des sacrifices pour obtenir la guérison de l'illustre malade. Plus tard, son état ayant encore empiré, il ne cessa plus de 'rester jour et nuit auprès de son lit, où il dormait sur un matelas, lorsqu'il ne pouvait plus surmonter le sommeil. Il voulut la soigner lui-même, et c'était, disait-il, sa plus grande consolation de pouvoir prodiguer ses services à celle qui, pendant sa jeune^e, l'avait élevé avec un si tendre dévoùment {Lemêî)îe).

ii. Dans le royaume de Tochu, eu Chine, un fils s'était rendu coupable du crime atfireux de parricide. L'autorité en avertit aussitôt l'empereur, car ce genre d'attentat était quelque chose d'extrêmement rare dans ce pays. Le roi pâlit à cette nouvelle ; il se leva et poussa un profond soupir en disant : a C'est ma faute, je n'entends rien au gouvernement. » Puis il fit aussitôt publier l'ordonnance suivante : g Le meurtrier doit être tué sur-le-champ, la maison qu'il a habitée, détruite, son sol labouré, et le prince dans le district duquel le meurtre s'est commis, s'abstiendra de boire du vin pendant un mois » [Le même).

Kk. Un jeune chinois, âgé de huit ans, se signala un jour par un touchaint exemple de dévouement envers ses parents. Ils étaient si pauvres qu'ils ne possédaient pas même une couverture de lit pour se garantir des nuées de moucherons qui, en été, pénétraient en si grand nombre dans les maisons, que les habitants en étaient gravement importunés. Le petit enfant fit tout son possi])le pour tâcher de trouver un moyen de soulager ses parents qui souifraient beaucoup de leurs

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