‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 121 sur 306 · PARTIE m. CnAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE m. CnAPITRE II

Déconcerté par ces paroles, le fils lâcha son père, probablement afin qu'un joiu? ses propres fils ne lui rendissent pas la pareille {Ihid. ii, 854).

g. Saint Bernartiin, ce grand prédicateur du quinzième siècle . raconte dans un de ses sermons l'histoire suivante: « En Espagne, non loin de Yalencia, nn jeune homme était très-désobéissant à ses parents et leifr résistait en toutes choses. Il ne tarda pas à s'associer à une bande de brigands et à se livrer à tous les genres de forfaits. Après s'être signalé par ime foule de meurtres et de brigandages, il tomba entre les mains de la justice, et fut pendu. A peine eut-il rendu lame que ses cheveux blanchirent entièrement. Tous ceux qui furent témoins de ce phénomène en furent étonnés , ne comprenant pas que cela put arriver à un jeune homme à peine âgé de vingt ans. On appela Tévéque pour savoir de lui la signification de ce fait étrange. Après qu'il eut fait sa prière, il déclara que, par ces cheveux blancs. Dieu voulait faire voir que le jeune homme eût atteint une haute vieillesse, mais qu'ayant manqué de respect et d'obéissance à ses parents, la^ràce de Dieu l'avait abandonné, et que, tombant d'une chute dans une autre, il avait été puni de ses innombrables crimes par une mort prématurée {S. Bernard. Senens. tom. 2. Serm. 17).

h. Nous trouvons dans saint Augustin de terribles exemples siu? les châtiments dont Dieu pimit les enfants qui ont été maudits par leur mère.

Dix enfants, dont sept fils et trois filles, natifs de Césaréecn Cappadoce, ayant été maudits par leur mère, pour quelque outrage qu'ils lui firent ai)iè3 la mort de leur père, furent miraculeusement frappés d'un îicr-

ril>le tremblement de membres; de sorte que ne pouvant souffrir la confusion qu'ils en recevaient dans leur pays, ils s en allèrent, chacun de leur côté, errer dans tout l'empire romain. 11 en vint deux à Hippoue, Paul et Palladie. Ils y arrivèrent environ quinze jours avant Pâques, et ils visitaient toutes les églises où il y avait des reliques de saint Etienne, priant Dieu d'apaiser sa colère et de leur rendre leur première santé. Partout où ils allaient, ils attiraient sur eux les yeux de toute la ville. Le jour de Pâques venu, et une grande multitude se trouvant déjà dans l'église, comme le jeune homme tenait les balustres du lieu où étaient les reliques du martyr, il tomba tout à coup et demeura par terre, comme endormi, sans toutefois trembler comme il avait coutume, même en dormant. Cet accident étonna tout le monde, et comme quelques-uns voulaient le relever, d'autres les en empêchèrent, disant qu'il valait mieux attendre l'issue de son sommeil, lorsque le jeune homme se leva sur ses pieds sans trembler, car il était guéri. Toute l'église, à cette vue, retentit de cris de joie; la sœur fut guérie de la même manière. — Cet événement fut pour saint Augustin une occasion de rappeler aux fidèles les devoirs qui leur sont prescrits par le qua* trième commandement (S.Aug. De civitate Dei, lib. 8; c. 22).

i. Dans le Tyrol, sur la Haute-Sahe, qui est une montagne remarquable par sa beauté, il existe un pi'lerinagc célèbre, qui, dans la bouche du peuple, doit son origine à un événement tout à fait tragique. — Anciennement, vivait une pieuse et charitable veuve nomnn'c Ehrentraud; elle avait un fils unique, nommé Jean, et possédait en outre une fortune considérable. L'enfant

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