PÂTITTE III. CHAPITRE II
cation, si elle veut être digne de ce nom. doit être avant tout morale et clirétienne^ noiuB allons citer quelques traits concernant la bonne éducation des enfants.
a. Exemples MhJîqv.es. — La vertueuse Anne sut, de bonne liem-e, donner une bonne éducation à son petit Samuel. Aussi quoique vivant avec les enfants corrompus d'Héli, il se maintint toujours dans Tinnocenco et la vertu.
Le roi Da'vid veilla avec le plus grand soin à l'éducation de son fils Salomon. Dans sa dernière année, lorsqu'il le nomma son successeur au trône, il lui donna, en présence des grands et des seigneurs de sa cour, ce dernier avertissement : « Et vous, mon fils Salomon, reconnaissez le Dieu de votre père, servez-le de tout votre cœur et de toute votre âme, car Jéhova sonde les cœurs de tous et connaît toutes les pensées. Si vous le cherchez, il fera en sorte que vous le trouviez ; mais si vous Tabandoimez, il vous repoussera pour toujours. » (1. Chron. 28, 9).
Nous Usons au sujet de Tobie qu'il apprit à son ^Is, dès l'âge le plus tendre, à craindre le Seigneur et à se précauliouner contre le péché. Elles sont vraiment saches les leçons qu'il lui donna, lorsqu'il se crut sur le point de mourir ; « Ecoutez, mon fils, lui dit-il, les paroles de ma bouche, et gravez-les profondément dans votre cœur : Honorez votre mère aussi longtemps que vous vivrez, et n'oubliez jamais ce qu'elle a fait pour vous. Pendant toute votre vie, ayez Dieu codtinuellement dans votre cœur et gardez-vous de jamais consentir à aucun péché et de perdre de vue les commandements de votre Seigneur, etc. » {Tohie, \,\0, et i. 2).
L'Ecriture sainte dit de Suzanne, lorsqu'elle fut
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devenue Tf^pouse du riche Joachim : « Elle était d'une grande beauté et craignait le Seigneur; car elle avait de pieux parents qui avaient élevé leur fille selon la loi de Moïse. » {Da7i. -13, 1). — Si elle n'avait pas reçu une éducation aussi parfaite, il lui eût été impossible de montrer tant de fermeté et de vertu au moment de la tentation. — Quelle excellente éducation que celle que durent recevoir de leur mère les sept frères Machabées ! — Saint Ambroise dit en parlant de cette femme (lib. 2. de Jacoi. c. 12.) : « Sa prudence materneUe s'efforçait bien plus de leur faire obtenir la vie éternelle qu'elle ne veillait à la conservation de leur existence temporelle. »
Joachim et Anne veillèrent aussi avec soin à l'éducation de leur fille, la sainte Vierge, ainsi que Zacharie et Elisabeth à celle de leur fils, Jean. On sait aussi quels en furent les résultats.
Elles donnaient aussi des preuves éclatantes de leur amour maternel, ces pieuses mères qui, le soir, portaient leurs enfants à Jésus, afin qu'z7 les héïiit. Qu'il serait à désirer de nos jours que les mères portassent elles aussi, de bonne heure, leurs enfants à Jésus, et qu'elles implorassent pour eux sa bénédiction! Puissent aussi, de leur côté, les enfants apprendre à connaître dès lem' bas âge, par la lecture de la vie et le récit des souffrances de ce divin Ami des enfants, celui qui leur a adressé ces paroles : « Laissez venir à moi les petits enfants! » •
Pourrions-nous ici ne pas parler encore de la conduite de Job? Lorsqu'au jour de leur naissance, ses filles et ses fils donnaient un festin, lui, leur père, implorait pour eux le secours et la bénédiction du ciel. Le