‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 134 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE n · texte numérisé non relu

PARTIE m. CHAPITRE n

semblables quant aux qualités de Tàme et à la tournure de leur esprit. De là, cet antique adage : « La pomme ne tombe pas loin de Tarbre, à moins qu'elle ne roule. i5

d. La pieuse et intelligente mère de saint Jean-Chrysostume, Antbuse^ s'appliqua de bonne beure à inculquer à son fils l'amour des préceptes et des vertus de l'Evangile. Comme il montra d'excellentes dispositions pour l'étude, elle le fit instruire par les bommes les plus savants de cette époque. Cette noble femme fut largement récompensée des soins qu'elle avait pris de l'éducation de son fils, en le voyant devenii* patriarcbc de Constantinople. Son éloquence extraordinaire lui valut le surnom de Cbrysostome (boucbe dor). Il devint docteur de l'Eglise, se montra constamment l'un de ses cbampions les plus ardents, et fut inscrit, après sa mort, dans le catalogue des saints {Suzom. Hist. eccl. 1. 8, c. 2.). — La culture de l'esprit et la noblesse du cœur, voilà le plus bel béritage qu'on puisse faire aux enfants.

e. Lorsque la mère de saint Tbéodore Sicéote^ qui servait dans un bôtel de Sicéon en qualité de domestique, et qui menait une vie exemplaire, eut mis au monde son enfant, elle résolut de remplir, avec toute la ponctualité possible, les devoirs que lui imposait sou titre de mère. Convaincue que la conduite des parents exerce la plus grande influence sur le cœur et l'esprit des enfants, et craignant que la maison où elle se trouvait ne fût, pour son cber enfant, une occasion de se pervertir, elle la quitta, et, retirée dans la solitude, ne s'occuua plus que de son éducation. Dieu bénit ses efforts. Elle eut la satisfaction de voii' son enfant croître de jour en jour en sagesse et eu vertu. Eilc

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survécut à son entrée dans les ordres sacrés, où il se distingua par la sainteté de sa vie et par les prodiges que Dieu opéra par son intermédiaire {Stolh. R. G. B. 20.).

f. Dans la maison de sainte ^Ionique, qui, plus tard, devint la mère de saint Augustin, se trouvait ime vieille domestique qu'on entourait d'une haute vénération à cause de sa grande expérience et de ses éminentes vertus : elle était considérée comme si elle eût été un des membres de la famille. Elle était chargée de la surveillance des enfants qui de leur côté étaient obligés de lui obéii* sur parole. C'est en partie à elle que sainte Monique fut redevable de Texcellente éducation qu'elle avait reçue. En tout lieu, en toute circonstance, elle ne cessait d'instruire, d'avertir et de faire des observations ; elle ne lui passait absolument rien et se montrait envers elle d'une extrême sévérité. Jamais, en dehors des repas, elle ne lui permettait de boire et de manger; par là, elle Thabituait à se modérer en toutes choses et à mettre un frein à ses désirs. Aussi, sainte Monique se moutra-t-elle trèsreconnaissante envers cette sage et prudente servante, ou plutôt envers sa maîtresse. Longtemps après sa mort, elle exprimait encore la reconnaissance qu'elle avait pour elle et en parlait souvent à ses fils, comme nous le hsons dans saint Augustin qui a lui-même écrit ce que nous venons de rapporter {Conf. 9. c. 8.). — Une mère de famille qui a du bon sens ne place dans sa cuisine que des personnes versées dans l'art culinaire; l'entretien et le soin du bétail n'est confié qu'à ceux <nii s'y entendent ; pourquoi donc chargerait-on de l'éducation des enfants ceux qui ignorent tout-à-fait

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