‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 156 sur 306 · Colère et haine · texte numérisé non relu

Colère et haine

a. Que le désir de la vengeance et le meurtre soient le résultat de la haine, c'est ce que nous voyons par l'exemple de Caïn, par celui de Saiïl qui, dans sa fureur, voulut percer David de son épée (1. Rois, 18, 8); par celui d'Achab qui, irrité du refus de Naboth, et cédant aux conseils de Jézabel, se laissa entraîner à une sanglante vengeance (3. Rois, 21) ; par Aman qui, froissé dans son orgueil, ne craignit pas de travailler à la perte, non pas seulement de Mardochée, mais encore de tout le peuple imi {Esth., 3); par celui d'Hérodiade, qui n'eut pas de repos avant qu'on ne lui eût présenté, dans im bassin, la tète de saint Jean-Baptiste; par celui des Pharisiens et des grands Prêtres, qui voulurent assouvir leur haine en trempant leur mains dans le sang de Jésus. — Lorsque le Sauveur arriva dans un bourg samaritain et que personne ne voulut le recevoir, Jacques et Jean lui dirent, en versant des larmes, et d'un air d'indignation : « Seigneur, voulez-vous que nous commandions que le feu du ciel descende sur ces gens-là et qu'il les consume? » mais Jésus se retournautj les reprit en leur disant : « Vous ne savez à quel esprit vous êtes appelés! » [Lnc. 9, 54). — Combien de fois n a-t-on pas vu des hommes qu'un zèle peu éclairé a conduit à toute espèce de cruautés? Ainsi^ aux Actes

Page 1