PARTIE III. CHAIITRE II
vers ces tendres animaux, les traitaient avec douceur. — Le sabbat était aussi un jour de repos pour les animaux domestiques, et tous les sept ans, époijne du Jubilé, ils prenaient aussi un grand repos. Les fruits étaient communs, cette septième année, et il n'y avait pas jusqu'aux bêtes sauvages qui ne dussent participer à la nourriture que le maître devait à ses animaux domestiques (3 Levit. 25,7). — Un ange reprocha à Balaam les mauvais traitements qu'il avait fait subir à son ânesse {Komlr. 22, 32). — Nous voyons par l'exemple de Jacob avec quelle douceur les patriarches traitaient leurs animaux, lorsque s'excusant de ne pouvoir suivre Esaù à cause de la faiblesse de ses troupeaux, il lui dit : « Vous savez, mon seigneur, que j'ai avec moi... des vaches pleines; que si je les lasse en les faisant marcher trop vite, tous mes troupeaux mourront en un même jour. » — Lorsque Dieu épargna la ville de Ninive, il dit entre autres choses à Jonas mécontent : a Ne dois-je point prendre pitié de Ninive, la grande ville dans laquelle se trouvent plus de 120,000 hommes qui ne savent pas distinguer le bien du mal, outre un si grand nomlre d'animaux! » La sainte Écriture nous avertit en outre d'avoir un soin tout particidier des animaux domestiques qui vivent entièrement sous la dépendance de l'homme « avez-vous des troupeaux, ayez-en soin. » {Eccl. 7, 2i). La touchante solUcitude du Seigneur pour les animaux est ainsi décrite au psaume 144 : « Seigneur, tous ont les yeux tournés vei-s vous, et vous leur donnez leur nourriture en temps convenable, vous ouvrez votre main et vous remplissez tous les animaux des effets de votre bonté. » — Le Seigneur a voulu ranimer et entretenir la coatiancc
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des hommes en sa divine Providence en leur faisant voir quelle est la bonté du Créateur envers les animaux : « Voyez les oiseaux du ciel, ils ne sèment point, ni ne moissonnent; ils n'amassent rien dans les greniers; mais votre Père céleste les nourrit. » {Matth. 6, 2G). —« N'est-il pas vrai que deux passereaux ne se vendent qu'une obole ! et cependant il n'en tombe aucun sur la terre sans la permission de votre Père. )> {Matth. iO, 20). Ainsi les animaux même les plus insignifiants sont l'objet des soins de la divine Providence.
b. L'empereur Domitien, qui vivait dans le premier siècle du clu-istianisme, était un tyran remarquable par sa cruauté. On dit qu'à un âge très-tendre, il se plaisait déjà à faire souffrir les animaux. Mais, parvenu à un âge plus avancé et devenu empereur, il s'enfermait chaque jour pendant un temps déterminé dans ses appartements, et son plus grand plaisir était alors de tuer des mouches.
c. Un enfant ayant crevé les yeux à des cailles qu'il avait ensuite relâchées, les Athéniens le condamnèrent à mort en punition de ce crime. Le jugement qu'ils prononcèrent reposait uniquement sur cette considération que : si cet enfant est déjà cruel envers les animaux, il n'aurait pas manqué dans la suite d'être envers les hommes un véritable tyran. — Sans doute, le châtiment était trop sévère, mais la crainte qui lui servait de fondement attestait la vérité de cette assertion, savoir que de petits tyrans d'animaux deviennent presque toujours de grands tyrans d'hommes {Lehensfrilde von Sin. S. 451).
d. Avant sa conversion au christianisme et lors<ju'il était encore enfant, saint Ephrem passant un jour dans