‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 161 sur 306 · PARTIE m. CHAriTRE u · texte numérisé non relu

PARTIE m. CHAriTRE u

la saison de Fhiver à travers une vaste forêt, vit la vache d'un homme pauvre couchée sous un arbre; dès qu'il l'eut aperçue, il n'eut rien de plus pressé que de lui jeter des pierres pour la forcer de se relever. Il la poursuivit jusqu'à ce que, épuisée de fatigue, elle succomba et resta morte sur la place. La nuit suivante, elle fut dévorée par les bêtes féroces. Un mois après, les parents de l'enfant lui ayant ordonné d'entreprendre un long voyage, il fut surpris par la nuit et forcé d'entrer dans la cabane d'un berger pour demander à y passer la nuit; ce qui effectivement lui fut accordé. Comme ce berger était im homme adonné à la boisson, il arriva précisément que cette nuit-là il s'endormit dans un état d'ivresse complète. Pendant la nuit une grande partie de son troupeau lui fut enlevée. Les propriétaires du troupeau, ayant appris Tenlèvement, arrivèrent effrayés de grand matin auprès du berger, et, dès qu'ils eurent aperçu le jeune étranger, ils le soupçonnèrent d'avoir été d'intelligence avec une bande de voleurs, pour leur faciliter le vol. Ephrem fut donc saisi et conduit en présence de l'autorité. Il resta en prison pendant huit jours, et vit en songe un jeune homme d'une grande beauté et d'un regard menaçant qui en se tenant debout devant lui, lui déclara que la prison dans laquelle il était enfermé et les chaînes qu'il portait, étaient une punition du crime qu'il avait commis. Ces paroles dites, l'apparition cessa. L'enquête dura encore quelque temps, jusqu'à ce qu'enfin Tinnocence de l'enfant fut reconnue. — Saint Ephrem pleurait encore à un âge très-avancé cette étourderie de son enfance [Stolb. U. G. B. 12).

e. Les Mahométans eux-mêmes reconnaissaient qu'un

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ne doit pas tourmenter les animaux. Ainsi le calife Abu-Becr ordonnait de ne pas surcharger et maltraiter les bètes de somme et surtout les chameaux ; d'alléger le fardeau de ceux qui étaient fatigués et de le répartir entre les autres. On ne devait point tuer le chameau devenu incapable de travailler, mais le conduire avec soi et le soigner avec affection {Le même, vol. 2i^).

/. Les Arabes qui habitent dans les Etats de Fetz et du Maroc ont une prédilection particulière pour leurs chevaux. Ils ne les battent jamais ; mais, par un traitement sage et prudent, ils savent les rendre tellement souples et dociles, que, même au milieu d'une course très-précipitée, ik peuvent les arrêter sur-le-champ , les quitter sans qu'il soit besoin de les attacher, avec l'assurance de les retrouver à l'endroit même où ils les ont laissés. — Combien cet exemple devrait faire rougir ceux qui, chez nous, maltraitent si horriblement ces animaux ! {Beispieîe d. Guten. B. 3, p. 113).

g. Au temps d'Alexandre-le-Grand, roi de Macédoine, un soldat qui conduisait un mulet chargé de plusieurs sacs d'argent, se dirigeait vers la tente du roi. S'étant aperçu que sa charge était trop lourde, mu de compassion pour :ctte pauvre bète, il lui enleva quelques sacs et les porta lui-même sur son dos. Le roi avait été témoin de cet acte d'humanité. Gomme le soldat s'était arrêté pour se décharger ainsi que son mulet, le roi s'avança vers lui et lui dit d'un ton de bienveillance : « Courage ! brave guerrier ! les sacs que tu as portés par compassion pour cet animal t'appartiennent; tu es digue de les posséder. » {Le même, 114).

h. Un homme avait pris la résolution de noyer son chien. Après s'être longtemps efforcé de vaincie i;arc-

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