‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 162 sur 306 · PARTIE III. CHAPITllE II · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITllE II

sîstance, il le frappa de la manière la pins sauvage, et, après avoir essayé de nouveau de le pousser dans la rivière, il y parvint enfin ; mais, par mégarde, il y tomba lui-même en même temps que lui. Lorsque le chien vit son maitre dans Teau, il s'approcha aussitôt de lui, et parvint, non sans beaucoup de peine, à le ramener sur le bord. L'animal parut en ressentir une grande joie; il léchait ses vêtements et le comblait de mille caresses. Mais que fit cet homme féroce? Après être revenu de sa première frayeur, il saisit de nouveau le chien qui venait de lui sauver la vie, et le précipita dans l'eau. Cette fois-ci, épuisé probablement par les coups qu il avait reçus, non moins que par les efforts qu'il avait faits pour sauver la vie à son maître, il lui fut impossible de se sauver à la nage, et il alla mourir 60US les flots {Le même, 12),

i. Un vieux domestique de Pacelent, près de Greifenhagen, perdit la vie par un accident d'un genre tout particulier. Il agaçait une cigogne qui était dans son nid, en s'efforçant, à plusieurs r*>,prises différentes, de s'en emparer. La cigogne, fatiguée de ses importunités, se servit, pour se défendre, de son long bec, et lui déchira la peau à la jointure de l'index. Le lendemain, déjà, l'enflure avait gagné son bras et ses deux jambes, et, au bout de dix jours, malgré tous les soins des médecins, il avait cessé de vivre. — On sait combien sont dangereuses les blessures de certains animaux en fureur {Preuss. Staat's Zeit. aus Steliin. 14 jul. 184G).

D. Des devoirs prescrits par le cinquième Commandement.

1 . Obligation de veiller à la conservation de notre zic et de celle du prochain.

a. Ecoutez comment l'Ecriture sainte apprécie le prix de la santé : « Un pauvre qui est sain et qui a des forces, vaut mieux qu'un riche languissant et affligé par des maladies. — Un corps qui a de la vigueur, vaut mieux que des biens immenses, — 11 n'y a point de richesses plus grandes que celle de la santé du corps, ni de plaisir égal à la joie du cœur. » {Fccl. 30, 14). C'est parce que la santé est un bien si précieux et uu moyen puissant pour remplir convenablement ses devoirs, que la loi mosaïque renferme tant de prescriptions ayant pour objet la conservation de la santé du corps. Aussi les Israélites avaient une connaissance exacte des animaux qu'il leur était permis ou défendu démanger {Lévit. 11). Ces prescriptions n'avaient pas seulement leur raison d'être dans des motifs religieux^ car elles n'avaient souvent d'autre but que la conservation de la santé. Il leur était interdit, entre autres, de manger de la viande de porc, car celui qui en mange sous un climat chaud, s'expose au danger d'être infecte delà gale ou de la lèpre, comme l'attestent Plutarquo {Traité sur Isis et Osiris), et ^Elian, dans son Histoire des animaux, v. 10, ch. 16. Même dans les pays froids, ceux qui veulent se guérir des maladies de la peau doivent, selon l'opinion des médecins de nos jours, s'en abstenir. C'est pour ces motifs et autres semblables que plusieurs autres peuples de l'Orient, entre autres les Arabes {Plin. Hist. natur., lib. 8, cap. 5:2), les Egyptiens {Hérodote, 1. 2, c. 47), les Indiens {yElian's Thiergeschicte. B. IG), s'en abstenaient et s'en abstiennent encore. Quant aux Mahométans, le Coran leur en fait une défense expresse [Sur. 2, 175). Comme en Oiicut^ la puli'cluctiou des corps a lieu très prompte-

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