PARTIE III. CHAPITRE II
ment sous l'action d'une forte chaleiu*; ceux qui touchaient des cadavres étaient impurs pendant quelques temps, et étaient obligés de se baigner et de laver leurs vêtements, pour éloigner le danger qui eût pu résulter de leur contact {Lévit. 11, 39 et 21, 1). — Pour ce qui concerne la lèpre, maladie horrible et fort contagieuse en Orient, Dieu avait établi par le ministère de Moïse une foule de lois et de prescriptions {Lévit, 13). Tous ceux qui, après une sévère enquête des prêtres, étaient jugés en être infectés, devaient sortir des villes et des villages, tète nue et le menton voilé, et crier à tous ceux qu'ils rencontraient : Impiu-! Impur! Les usages et les cérémonies que faisaient les prêtres en purifiant, ou plutôt en déclarant pur un lépreux, et la manière de purifier les maisons, sont consignés au chapitre quatorzième du Lé\'itique. — En Orient, Tabondance des rosées produisant une fraîcheur très-nuisible à la santé, on est obligé de bien se couvrir lorsqu'on passe la nuit en plein air et dans des locaux ouverts. Les pauvres qui n'avaient pas de couvertures ou qui étaient obligés de passer la nuit sous le ciel libre, se couvraient tout le corps avec leurs manteaux. C'est par égard pour leur santé, qui souvent était leiu* unique bien, que Dieu avait porté la loi suivante [Exod. 22, 26) : « Si votre prochain vous a donné son habit pour gage, vous le lui rendrez avant que le soleil se soit couché, car c'est le seul vêtement qu'il a pour se couvrir, c'est celui dont il se sert pour couvrii- son corps, il n'en a point d'autre pour mettre sur lui quand il dort. » — Dieu établit encore une foule d'autres lois concernant la santé et la vie des Israélites ; mais il s'occupa surtout du sort des pauvres et des délaissés. A tout ouvrier pauvre^ ou de-
vait lui payer chaque jour son salaire, parce qu'il était daus la nécessité et eu avait besoin pour vivre {Lévii, 19,13).
Un Israélite ne pouvait pas défendre à un autre Israélite de recueillir des raisins dans sa vigne ou des épis dans son champ, selon ces paroles du Deutéronome : « Quand vous entrerez dans la vigne de votre prochain, vous pourrez manger des raisins autant que vous voudrez, mais vous n'en emporterez point dehors avec vous. Si vous entrez dans les blés de votre ami, vous pourrez en cueillir des épis et les frotter dans la main, mais vous ne pourrez en couper avec la faucille. »
— « Lorsque vous aurez coupé vos grains dans votre champ , est-il dit un peu plus loin , et que vous y aurez laissé une javelle par oubli, vous ne retournerez point pour remporter ; mais vous la laisserez prendre à l'étranger, à l'orphelin et à la veuve, afin que le Seigneur votre Dieu vous bénisse dans toutes les œuvres de vos mains. » {Deut. 24, 19, etc.) Celui qui bâtissait une maison était obligé de taire un petit mur d'appui tout autour du toit, de peur que le sang ne fût répandu en sa maison, et que, quelqu'un tombant de ce lieu élevé en bas, il ne fut coupable dif sang répandu [Dent. 22, S],
— «Vous ne mettrez rien devant les pieds de l'aveugle qui puisse le faire tomber, » est-il dit au Lévitique (19, 14).
— Quand arrivait la fête dus Tabernacles, fête de réjouissance, le fils, la fille, la servante, l'étranger, la veuve, l'orphelin, toutes les personnes qui composaient la maison devaient y prendre part et s'y réjouir [Deut. 10, 1 1).
— Chaque septième année était une fête solennelle; tous les esclaves étaient rendus à la liberté, et leurs maîtres étaient alors obliiiés de leui* doiuier quel';ue chose de