‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 165 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE II. 3d · texte numérisé non relu

PARTIE m. CHAPITRE II. 3d

étaient morts, ils les jetaient en pâture aux chiens sans leur donner aucune espèce de sépulture » [Euseb. Hist. eccl. 1. 3, c. 22).

Les persécutions des chrétiens, consignées dans les Actes des martyrs, attestent de la manière la plus éclatante Tétat de cruauté et de barbarie dans lequel les païens étaient tombés. — Mais, le christianisme venu, ils apprirent à connaître une vertu qui leur avait été jusqu'alors inconnue : la charité unie à la miséricorde. Depuis que le Sauveur a dit qu'il regardait comme fait à lui-même le moindre service rendu au prochain, ses partisans n'ont rien eu de plus à cœur que de s'intéresser avec zèle au sort des malheureux. Il n'est rien que les saints Pères et les premiers évèques recommandent avec tant d'instance que le soin des pauvres et des malades. — Saint Cyprien, séparé de son troupeau, ne cessait d'exhorter ses prêtres et ses diacres de s'appliquer avec ardeur au soutien des veuves, des pauvres et des malades. {Ep. 36.) — Saint Grégoire de Nazianze {Orat. 27. de paup. ) disait de son côté : « Portez secours aux malades, donnez-leur à manger, veillez à ce qu'ils aient de quoi se reposer la nuit, offrez-leur les services de la médecine, bandez leurs plaies, adressez-leur des paroles de consolation, exhortez-les à la patience, montrez-leur une âme sereine et approchez-vous du lit des malades. » Les Actes des martyrs disent de saint GaUiaii que, bien qu'il fût consul et appartînt à l'a noblesse romaine, il soignait les malades en personne et leur donnait lui même la nourriture et les secours dont ils avaient besoin. — Le saint martyr Théodotc avait fait de sa maison un véritable lieu de f efuge, où il accueillait les délaissés^ il les

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servait et priait pour eux {Ruinart. Act. martyr. ). — Maucratius, frère de saint Basile, se faisait un devoir d'aller tous les jours à la chasse pour être agréable à ses malades et les fortifier par une nourriture succulente et délicate {BoUand. t. 7. Masi. ). — Un nommé Jean, disciple de saint Ammon, servit pendant douze ans un malade très-impatient, sans ('.onner jamais le moindre signe de mécontentement (VU. Patr.). — Saint Denis décrit {Euseh. Hist. 1. 7, c. 22.) la conduite héroïque des chrétiens du troisième siècle lors de l'invasion de la peste. Tous ceux qui en étaient atteints ils les soignaient avec empressement sans jamais rougir des humbles fonctions que leur imposait ce devoir de charité : plusieurs, dit-il, moururent victimes Je leur dévouement. — Dès que saint Ephrem apprit dans 5a solitude que la famine avait éclaté, il courut porter secours aux indigents, exhortant les riches à contribuer à leur entretien en donnant leur superflu. 11 prépara plus de trois cents lits, où jl déposa et soigna avec amour ceux qui étaient aliaiblis par les rigueurs de la faim {Sozom. Hist. m. c. 15.). Aliii de ne point forcer les chrétiens malades à réclamer le secours des médecins païens, qui souvent employaient des remèdes réprouvés par la religion, un grand nombre d'évèques, de prêtres et de diacres des premiers siècles s'aiipUquaieut ù l'étude de la médecine. Ainsi, Eusèbe {J/isL 1. 8, c. 43) fait mention d'un prêtre nommé Zénobius oui était très-versé dans la médecine, et qui mourut martyr, et de Théodose, évèque de Laodicée, «pii excellait dans cet art.

c. Saint Deogratias, évèque de Cartilage, qui vivait iai milieu du cinquième siècle, domiait aux malados

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