‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 169 sur 306 · PARTIE m. CnAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE m. CnAPITRE II

3. Tempérance. — « L'iutempérance en a tué plusieurs, dit TEcriture sainte, mais l'Iiomme sobre prolonge ses jours. » {Ecd. 37, 34).

a. La haute vieillesse à laquelle on parvenait souvent dans les premiers âges de l'humanité a sans doute sa cause dans les habitudes de sobriété et de tempérance des hommes de cette époque. Es se contentaient d'une nourriture simple, et par là ils ne faisaient pas une violence continuelle à la nature en mangeant outre mesure. Ils ignoraient encore les raffinements de tous genres qui, aujourd'hui, se sont introduits dans nos mœurs. Leur nourriture se composait presque uniquement de légumes ou des productions du règne végétal; l'usage de la viande faisait exception, parce que, sous un ciel aussi brûlant que l'Orient, cette nourriture leur eût trop échauffé le sang. En Egypte, les Israélites s'étaient quelque peu habitués à la viande, d'où leur est venu plus tard le désir de se procurer des marmites de l'Egypte. Formés dans la suite à des habitudes moins simples, et affaiblis par suite de ce changement du genre de vie, Dieu les contraignit, dans le désert, à se contenter, pendant 40 années, d'une nourriture toute commune, afin de préparer pour la terre promise une génération plus saine et plus robuste. Le soir, entre cinq et six heures et le matin vers onze heures, leur nourriture principale se composait d'un léger déjeuner froid consistant ordinairement en fruits, auxquels on ajoutait un peu de fromage et de lait. Les prophètes se distinguaient par une nourriture simple et frugale; aussi sont-ils parvenus, pour la plupart, à une grande vieillesse. — Nous trouvons dans l'exemple de Daniel et de ses trois amis une belle rueuve de la manière dont Dieu

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se plaît à récompenser la sobriété par les avantages do la santé joints à ceux de la beauté physique {Daniel, \, 15). Quoiqu'ils ne goûtassent pas des mets et des vins exquis de la table royale, comme les autres enfants, mais qu'ils se contentassent de prendre des légumes et de l'eau, après dix jours, est-il dit, leur visage parut meilleur et dans un embonpoint tout autre que celui • des jeunes hommes qui mangeaient des viandes de la table du roi. — L'ange avait prédit à Zacharie au sujet de saint Jean-Baptiste son fils : qu'il ne boirait point de vin ni de tout ce qui peut enivrer, et qu'il serait rempli de l'Esprit saint dès le ventre de sa mère (Luc. i, 15).

l. Nous voyons par l'exemple des saints ermites que la longueur de la vie est en proportion avec la simplicité et la sobriété avec laquelle on vit. Ne se nourrissant que de légumes et de racines, ils atteignaient ordinairement un âge très-avancé. Ainsi le saint ermite Paul ne se nourrit, pendant 90 ans, que des fruits d'im palmier, et plus tard, seulement de pain, et ne buvait que de Teau d'une source qui coulait dans sa grotte ; et cependant il parvint à l'âge de 113 ans {Vit. Pair.).

c. Saint Augustin ne mangeait ordinairement que des légumes, bien qu'on servit aussi de la viande pour les hôtes et les personnes faibles de santé. Craignant de dépasser les bornes de la tempérance, il n'accepta jamais aucune invitation. Aussi, malgré son application soutenue et pénible à l'étude, il parvint à l'âge de 70 ans {Ber. Berc. K. G. R. 5).

d. Saint Nil, le jeune, ne mangeait jamais qu'après le coucher du soleil. Sa nourriture n'était que du pain Fpc, des racines cuites et quelques fruits sans pain^ sui-

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