‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 174 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE H · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE H

\Tage la foi de TEglise catholique et rautorité du saint Siège contre le moine apostat de Wittemberg, Luther, et^ en récompense^ il avait reçu de Léon X le titre de défenseur de la foi. Mais, dominé par ses amours illicites, ce prince ne tarda pas à renoncer à la croyance catholique et à s'adonner aux vices les plus dégradants. Après avoir vécu pendant 17 ans avec sa pieuse épouse, il se passionna éperduement pour une courtisane, Anne de Boleyn, et demanda au pape de dissoudre son mariage dont il cherchait, par les moyens les plus futils, à constater la nullité. Le saint Père ayant refusé d'accéder à ses infâmes désirs, il devint furieux, et, non content d'abjurer sa foi, il devint un monstre de cruauté et de débauches. Il chassa son épouse légitime, exclut de la succession au trône la fille qu'il avait eue de ce mariage, prit successivement six femmes, dont deux portèrent leurs têtes sur l'échafaud. Il sévit avec une barbarie toute particulière contre ceux qui refusèrent de se faire les complices ou les approbateurs de ses turpitudes. Il condamna à mort deux cardinaux, vingt-et-un évêques, douze abbés, cinq cents prêtres et moines, plus de cent chanoines et docteurs, quarantequatre ducs et comtes, outre une foule de familles de distinction. Impossible de dire les injustices criantes dont il se rendit coupable. Dans les dernières années de sa vie, les débauches habituelles du roi l'avaient rendu d'une corpulence telle qu'il ne pouvait se mouvoir qu'à l'aide de machines qu'on inventait exprès pour son usage ; mais il n'en conserva pas moins son ancienne férocité. Déjà il était étendu sur son lit de mort, que personne n'osait encore l'informer de son état, car un châtiment sévère n'eût pas jnanqué de

3r,-t CATÉCHTSME HISTORIQUE.

suivre cet avertissement. Il mourut donc avant d'avoir su qu'il était arrivé au terme de sa vie {Sander de scliism. Angl. 1. 1).

/. L'empereur Galérius fut atteint, en 310, d'une maladie honteuse qu'il s'était attirée par ses excès et contre laquelle échouait tout l'art des médecins. Tout essai de guérison ne faisait qu'ajouter à ses douleurs. La partie supérieure de son corps tombait en dissolution, et n'offrait plus, depuis les hanches jusqu'aux pieds, qu'un amas hideux de pourriture et de chairs en putréfaction. Des pertes de sang continuelles, des ulcères, dont la puanteur infectait tout le palais, la multitude toujours croissante des vers qui le rongeaient, en faisaient à la fois un objet de compassion et d'horreur (Eiiseh. Hist. eccl. 1. 8, c. 16).

fj. L'empereur Justin s'était tellement affaibli les organes par ses débauches, que les facultés de son esprit s'étaient presque entièrement éteintes. En outre, les douleurs atroces que lui occasionna la goutte, lui interdirent absolument l'usage de ses pieds et le forcèrent pendant plusieurs semaines à rester enfermé dans ses appartements. Devenu incapable de se livrer à aucune occupation corporelle et intellectuelle, il déplora, mais trop tard, d'avoir épuisé ses forces par les excès de l'impureté. Le chagrin qu'il en éprouva eut pour premières conséquences, une fréquente absence d'esprit suivie bientôt d'une aliénation périodique, qui se traduisait quelquefois en une espèce de rage, qui ne tarda pas à l'enlever (1) {Stolh. R.G. B. 20).

(1) Point de péché qui exerce sur les facultés inlellcctuellcs une influence aussi délétère et aussi funeste que l'inipureté. AnaibJisscmenl de la mémoire, aversion pour toute occupation

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