‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 175 sur 306 · Différentes lois pénales contre l'impureté · texte numérisé non relu

Différentes lois pénales contre l'impureté

a. La loi mosaïque renferme une foule de peines sévères à infliger aux infracteurs du sixième commandement. Ainsi il est dit au ch. 18, vers. 29 du Lévitique : « Gardez mes commandements ; ne faites point ce qu'ont fait ceux qui étaient avant vous, et ne vous souillez point par ces infamies. Je suis le Seigneur votre Dieu. Tout homme qui aura commis quelqu^me de ces abominations périra. » Et plus loin (20. 10) : a Si quelqu'un abuse de la femme d'un autre et commet un adultère avec la femme de son prochain, que Thomme adultère et la femme adultère meurent tous deux, o — Le genre de mort était ordinairement la lapidation (lisez l'histoire de Suzanne dans Daniel, chap. 13). Du temps des patriarches, ceux qui se rendaient coupables de ces péchés mouraient par le feu, comme on le voit par rhistoire de Thamar, qui fut condamné par Juda à subir ce genre de mort {Gen. 38, 24). Dans le but de veiller au maintien de la décence publique, Moïse avait établi cette loi : « Une femme ne prendra point des vêtements d'homme , ni un homme des vêtements de femme, car celui qui le fait est abominable devant Dieu. » {Dent, 22, 5).

h. En Egypte, celui qui commettait un adultère avait le nez coupé ; en Perse , le nez et les oreilles (Camp. Ezech. 23, 25). — L'adultère, d'après une loi de l'Egypte, recevait mille coups de verge {Diod, Sic. 1. 1, c. 16).

s(^rieuse de l'esprit, diminution des forces de la volonté, l'inquic'lude et la niélancolie^ (elles sont les suites presque inévitables de la pollution c» particulier, appelée aussi, quoique im[troprenicnl, du nom d'onanisme.

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c. L empereur Au relien avait tellement en horreur le vice de l'impureté, qn'ayant un jour surpris un soldat en flagrant délit d adultère^, il le fit attacher aux branches de deux arbres qui, en reprenant leur direction naturelle, le déchirèrent en mille morceaux {Mardi, Hort. past. p. 561).

d. Les anciens Saxons , bien qu'ils fussent encore païens, éprouvaient une telle répulsion pour Fimpudicité, qu'ils la punissaient par les plus sévères châtiments. Lorsqu'une fille avait déshonoré la maison de son père, ou qu'une femme avait méconnu la fidéhté qu'elle devait à son époux, on les forçait de s'étrangler de leurs propres mains, puis on brûlait leurs corps et on pendait leurs séducteurs auprès de leur bûcher. Quelques fois la coupable était trainée sur le pavé par une troupe de femmes qui la tourmentaient à coups de verges et avec la pointe de couteaux jusqu'à ce qu'elle expirât {Ber. Berc. K. G. B. 7).

e. Quoique très-adonnés au vice de l'impTireté, les Romains avaient cependant une déesse de la pudeur ; elle se nommait Vesta. Ses prêtresses devaient être des vierges pures ; elles jouissaient d'une foule de prérogatives et de distinctions. Mais, l'une d'elles venait-elle à violer son vœu de chasteté , on l'enterrait toute vivante, et son séducteur était battu de verges jusqu'à ce qu'il succomhàt [Ptutarch. in Numa).

/. L'empereur Constantin-lc-Grand condamnait les adultères à la même peine que les assassins et les empoisonneurs. Il frappait de bannissement à perpétuité et de confiscation de leurs biens les tuteurs qui séduisaient leurs pupilles {S. Ilieron. in Isaïam).

g. L'empereur Mnjorien (né en 401) publia des peines

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