‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 186 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE n · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE n

faisante, se répandre dans la ville et dans la campagne {Le même, i, 35).

i. Pons, seigneur deLaraze, était aussi distingué par sa noblesse et ses richesses que par son esprit et sa valeur; mais n'ayant pour règle de conduite que ses passions, il était fort incommode à ses voisins. Il surprenait les uns par ses discours artificieux, forçait les autres par les armes, et dépouillait de leurs biens tous ceux qu'il pouvait, n'étant occupé jour et nuit que de brigandages. C'était son vice dominant, entre plusieurs autres. A la fin, touché par la grâce, il rentra en luimême, et, après y avoir sérieusement réfléchi, il résolut de quitter le monde et de passer le reste de sa vie dans la pénitence. Ainsi afïermi dans sa résolution, Pons de Laraze fit publier qu'il mettait en vente tous ses biens. Il vint des acheteurs de toutes sortes, gentilshommes, paysans, clercs et laïques. Quand ils eurent employé tout leiu" argent, comme il restait encore bien des choses à vendre, il déclara qu'il prendrait en paiement des bestiaux et des fruits; et ainsi il en amassa une grande quantité. Son dessein était de les donner aux pauvres, mais il comprit qu'il fallait commencer par faire restitution. Il envoya donc publier par tous les marchés et les églises de la province que tous ceux à qui il devait ou à qui ilavaitfait quelque tort, se trouvassent au village de Pégueroles, le lundi de lu. semaine, et que chacun serait satisfait.

Après ces restitutions, Pons distribua aux pauvres co qui lui restait de bien, et, après avoir fait un pèlerinage avec six de ses couipagnons, il se retira dans un désert où il vécut dans toutes les pratiques de la vertu et de la pénitence {Ber.Berc, etr*. 11).

392 CATÉCIIISME fflSTORIQUE.

k. Un marchand de Stuttgart reçut, il y a quelques aimées, par la poste, un paquet d'argent, qu'accomi aguait une lettre anonyme contenant à peu près ce qui suit : Plusieurs années se sont écoulées depuis* que j'étais à votre service ; soit légèreté de l'âge, soit que j'y fusse poussé par le besoin, je vous détournai 300 florins. Aujourd'hui je me sens pressé de vous en faire restitution, y compris les intérêts, attendu que je suis en position de le faire. Je vous prie de me pardonner cette faute {BeispieU d. Gut. B. 2. S. 2-24).

l. Saint Augustin raconte le fait suivant dans un de ses sermons: a Lorsque j'étais à Milan, un pamTC trouva un jour un petit sac contenant 200 pièces tant en or qu'en argent. Il n'oublia pas alors le commandement divin qui prescrit de rendre à son possesseur ce que l'on a trouvé. Comme il n'en connaissait pas le maitre, il écrivit ces quelques mots sur un morceau de papier qu'il afficha en pubhc: La personne quia perdu dernièrement un petit sac d'argent, est priée de s'adresser à NN., demeurant rue, etc. Il arriva précisément que celui qui avait fait cette perte, cherchant partout ion argent, vint à lire le billet. Il se rendit aussitôt îhez la personne indiquée, laquelle craignant d'être trompée, lui fit une foule de questions sur la forme du cachet, sur l'espèce et la valeur des pièces que renfermait le sac. Ses réponses s'étant trouvées en tous points conformes à la vérité, elle lui rendit le sac. Content d'avoir retrouvé son aVgent et voulant témoigner sa reconnaissance, le possesseur offrit 20 pièces d'argent à cet homme loyal, mais celui-ci refusa de les accepter, nie pria d'en accepter au moins 10, mais il refusa encore. II redoubla ses instances, et le pressa de ne ^los

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