PARTIE m. CHAPimE u
dédaigner ce qu'il lui offrait, mais ce fut inutilement. A la fm^ voyant qu'il ne pouvait rien lui faire accepter, le propriétaire se troubla, jeta loin de lui le sac, en disant : « Puisque vous ne voulez rien accepter, je vous déclare que je n'ai rien perdu et que vous pouvez garder le sac tout entier. Ce stratagème réussit, le trouveur accepta le présent qui lui était offert, mais il le distribua aussitôt aux pauvres sans en rien retenir pour lui. « Quelle générosité, quel noble désintéressement, conclut saint Augustin; si vous avez trouvé quelque chose, rendez-le; sinon c'est comme si vous l'aviez volé. » [S.Aug. Serm. 478).
m. ^I. Badin, missionnaire en Amérique, parlant des Indiens nouvellement convertis qui, avant qu'ils fussent initiés à la doctrine du christianisme, étaient très-adonnés au vol, raconte le trait suivant : a Au miUeu de leur village, ils ont un arbre auquel ils suspendent tous les objets trouvés dans le pays, afin que le possesseur puisse aller les y chercher. Cet arbre^ ils l'appellent l'arbre de la probité, d
SENTENCES
a. a Celui-là est un homme juste qui ne prête point à usure, et ne reçoit point au-delà de ce qu'il a donné, qui détourne sa main de l'iniquité et rend un jugement équitable [Ezech. 18, 8). — Vous ne prêterez point à usure à votre frère, ni argent, ni grain, ni quelqu'autre chose que ce soit [Deui. '23, 19). — Celui qui cache son blé (en temps de famine) sera maudit des peuples et la bénédiction descendra sur la tète de ceux qui le ven-
dent {Prov. H, 26). — Les voleurs n'entreront pas dans le royaume de Dieu. » (1. Cor. 6, 10.).
b. « Dieu, la justice par excellence, ne condamne pas seulement les voleurs pour des vols considérables, mais encore pour de petits larcins, car il fait plus attention à la mauvaise volonté que Ton a de tromper, qu'à la chose même que l'on a volée. » {S. Ilieron.).
c. « Point de pardon du péché sans restitution de Tobjet volé. » (S. Aug. epist. 54.).
d. « Sans la restitution du bien d'autrui, il ne saurait y avoir de pénitence sincère, ce n'est qu'une pénitence hypocrite (Idem, epist. 153.).
e. « Si vous avez acquis mille francs par des moyens justes, et que parmi ces mille francs il s'en trouve seulement un que vous possédiez injustement; celui-là, semblable à un fruit gâté au milieu de plusieurs autres en bon état, corrompra le reste. » [S. Vincent. Serm. dom. 21 post. Peut.),
/. Comme on demandait à Aristide, l'un des hommes les plus considérés de la Grèce, appelé à cause de sîi haute probité, du surnom de Juste, ce que c'était (pie la probit% il répondit qu'elle consistait à ne rien exiger que ce qui nous appartenait [Lohn. Bibl. ii, 135).
g y Agésilas, roi de Sparte, auquel on demandait un jour, à laquelle de ces deux vertus, le courage et la justice, il lallait donner la préférence, répondit : Le courage'ne sert à rien et est sans valeur, s'il n'est accompagné de la justice. Si tous les hommes étaient justes, le courage serait parfaitement inutile {Ibid.).
h. Les anciens canons pénilentiaux portaient, que celui qui était entré dani une maison avec effraction, dans le dessein de détourner quelque chose^ devrait,