PARTIE m. CHAPHRE II
outre la restitution de la chose volée et la compensation faite du dommage, jeimer pendant une année au pain et à Teau. Pour un vol quelconque, quelque faible qu'il fût, il fallait faire pénitence pendant une année. Celui qui ne restitue pas un objet volé et qui le recèle, est dans la même condition que le voleur, et doit, par conséquent, subir la même peine {Zenner, InstrucL Confi^ss. p. 277).
HUmÈ-ME CO:yI]\ÏANDEMENT.
A. Que nous défend le huitième commandement?
i . Il nous défend toute parole et action contraires à la zérité.
a. Le i)remier menteur, le père du mensonge, est Satan, Dans le ciel, il a menti aux anges, en leur faisant accroire qu'ils seraient semblables à Dieu. Sur la terre, il a menti aux premiers hommes, en leur assurant qu'ils ne mourraient point. Aussi le Sauveur a-til dit à son sujet {Joan. 8, 44.) , que a la vérité n'est point en lui ». Quand il ment, il ne dit que ce qui lui convient, car il est un mentemr, il est le père du mensonge. — Parmi les hommes, le premier menteur fut Gain ; il mentit à son frère, en faisant paraître envers lui des sentiments tout opposés à ceux qu'il éprouvait. Il alla jusqu'à mentir à Dieu, lorsque, à la demande où était son frère, il répondit qu'il l'ignorait. — Sara, l'épouse d'Abraham, nia qu'elle eût ri derrière la pcto, i-'ès que la promesse lui eut été faite qu'elle conccviail uu hlb ; aussi en fut-elle rcpruuandéc 'J.''.,i. 18).
396 CATÉCHTSME HISTORIQUE.
— Jaoob commit une faute contre la vérité, lorsqu'il se revêtit des habits de son frère et se fît passer pour Esaïi, et trompa ainsi son père. En expiation de son mensonge, il fut obligé de prendre la fuite, de passer vingt années dans une terre étrangère ; et comme il avait trompé son père, ses fils le trompèrent aussi, lorsqjie, lui présentant les vêtements de Joseph teints de sang, ils lui dire qu'une bête féroce Tavait dévoré. — Le serviteur d'Elisée, Giézi, expia son mensonge par la lèpre (4. Rois. 5). — Les prêtres des faux dieux de Babylone persuadèrent au roi et au peuple que l'idole nommée Bel était vivante et consommait chaque jour de grandes provisions, jusqu'à ce qu'enfin l'imposture fut découverte par Daniel {Dan. 1-4). — Anamie et Saphire, pour avoir menti si effrontément, furent punis de mort subite [Act. 5). — L'écriture sainte s'exprime dans une foule d'endroits avec une grande sévérité sur le mensonge. Ainsi, il est dit au chapitre 12, v. 2i2 des Proverbes : a Les lèvres menteuses sont en abomination au Seigneur » ; et au chapitre 20, vers 17 : a Le pain acquis par le mensonge est doux à l'homme, mais plus tard sa bouche sera pleine de gravier. » En d'autres termes, le bien acquis par le mensonge réjouit d'abord, mais il ne tarde pas à devenir un sujet de douleur et de regret. — Le prophète Jérémie (9, 13. 5.) se plaint ainsi de la corruption des Juifs : a Ils se servent de leur langue comme d'un arc, afin d'en lancer des traits de mensonge et non de vérité; ils se sont fortifiés sur la terre parce qu'ils ne font que passer d'un crime à un autre, et qu'ils ne me connaissent point, dit le Seigneur. » — Saint Paul écrivait aux Ephésiens {Ephes, i, 25) : « Vous éloiij^uaut de tout ineusougc, que cha-