PARTIE m. CHAÎITRE H
besoin du mensonge. Par le mensonge, nous devenons semblables au serpent, qui a introduit la fourberie dans le monde; nous ressemblons au père du mensonge qui^ le premier, Ta inventé dans le ciel^ et qui, pour ce motif, a été, avec toute sa suite, précipité dans labime. » (;S'. August. lib. de Mendac).
h. « C'est le propre du menteur d'avoir autre chose sur la langue et autre chose dans le cœur. Le mensonge ne consiste pas imiqnement en paroles contraires à la vérité, mais encore dans toute action hypocrite et dissimulée. » {Id.)
€, «Fuyez, en particulier, toute espèce de mensonges, et ne dites jamais rien de faux, soit par surprise, soit de dessein prémédité. » (/S'. Isidor.).
d. « Celui qui, par malice, se dispose à parler contre sa pensée, celui-là rend toutes ses pratiques et ses bonnes œuvres vaines et superflues. Ne vous associez jamais à un tel homme^ de peur qu'il ne vous infecte de son venin impur. » (S. Climac. gr. 12].
e. Interrogé un jour sur les avantages qu'il pensait que les hommes retirassent du mensonge, Aristote répondit : « Le principal avantage, c'est qu'on ne les croit plus, même lorsqu'ils disent la vérité. » {Lohn. Bibl. II, 3U).
f: « Les anciens prêtres d'Egypte suspendaient un saphir au cou de leur prince : symbole de la vérité , destiné à leur rappeler sans cesse combien ils devaient aimer la vériU} et détester le mensonge » {Ibid.).
g. a L'homme qui dissimule sa pensée sous des paroles mensongères, ressemble à une horloge qui indique une heure et en sonne une autre » [Ibidem).