Faujc rapports, médisance et calomnie
a. La femme de Putiphar calomnia Joseph en Tacciisant d'une faute qu'il n'avait point commise. — Absalon médit de son propre père, le roi David, auprès du peuple ; il flatta ce dernier tout en cachant sous des paroles séduisantes les plus noirs desseins (2, Rois, 15).
— Dans le livre de Job (i, 10), Satan est représenté suspectant la vertu de Job, prétendant qu'elle n'avait d'autre fondement que son intérêt et son amour-propre.
— Les deux hommes qui, à l'instigation de la reine Jézabel, accusèrent l'innocent Naboth, sont qualifiés dans l'Ecriture sainte d'hommes pervers, d'enfants de Satan et d'hommes diaboliques (3 Rois, 21, 13). — La méchanceté des deux vieillards de Babylone, qui, par leurs fausses dénonciations, conspirèrent la mort de Suzanne, fut mise au jour d'une manière merveilleuse par Daniel, qui les fit lapider {Daniel). — Une accusation mensongère était punie, dans l'ancienne loi , comme un crime très-grave , car cette loi faisait cette défense formelle : « Si un faux témoin entreprend d'accuser un homme d'avoir violé la loi, dans ce démêlé qu'ils auront ensemble , ils se présenteront tous deux, devant le Seigneur, en la présence des Prêtres et des Juges, et lorsque, après une recherche minutieuse, ils auront reconnu que le faux témoin a avancé une calomnie contre son frère, ils le traiteront comme il avait dessein de traiter son frère, et vous ôterez le mal du milieu de vous ; afin que tous les autres enteiîdaut ceci soient dans la crainte et n'osent rien entreprendre de semblable » [Exod. 19, IG et seqq.).
Les Pharisiens jouèrent le rôle dos plus vils calomniateurs, et ne cessèrent de faire planer des soupçons sur le Sauveur qu'ils ne fussent parvenus à le faire