‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 194 sur 306 · PARTIE III. CHAPITTŒ II · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITTŒ II

crucifier. — Saint EtienDe mourut victime de fausses accusations. Ce fiu'ent encore des dénonciations mensongères qui amenèrent saint Paul devant le tribimal de Félix {Act. 6 et U).

l. Des envieux de la cour de Fempereur Valentinien conspirèrent par leurs perfides insinuations la perte du général et homme d'Etat Aëtius, ce qui ne^leur réussit que trop. Valentinien . vivement irrité contre lui, le fit venir dans son pa.ais sous prétexte de s'entretenir avec lui de choses très-importantes. Interrogé sur différents points, Aëtius répondit toujours avec franchise et courage. L^'empereur, prévenu contre lui, affecta de trouver dans la liberté de son langage une injure faite aux égards qu'il devait à sa personne; toutà-coup il tire son épée et l'enfonce dans la poitrine de son général. A l'instant même, tout le monde se rua sur le héros, et le plus grand homme de son siècle, le soutien de l'empire romain, la terreur d'Attila tomba sous les coups meurtriers d'un troupeau de courtisans, couvert de blessures et nageant dans son sang. Une seule fois Valentinien avait tiré son épée ; et cette fois là c'avait été pour en percer le plus grand appui de son trône. C'est en faisant allusion à ce fait, qu'un des courtisans de l'empereur lui dit : a Votre majesté s'est aujourd'hui coupé la main droite avec la main gauche » {Stolb.JK.G.B.M).

c. Il serait difiicile de trouver quelqu'un qui ait été aussi calomnié que saint Athanase. Comme il était un des défenseurs les plus ardents du dogme de la divinité de Jésus-Christ, les Ariens furent ses ennemis les plus acharnés. Ils ne reculèrent devant aucun moyen pour lui ravir son honneur et le perdre dans la confiance du

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peuple. Dans une assemblée tenue à Tyr, les Ariens firent entrer une prostituée qu'ils avaient apostée d'avance et qui déclara avoir été déshonorée par Athanase qui logeait chez elle. Athanase fut sommé de comparaître et s'avança avec un prêtre nommé Timothée. Timothée se plaça eu face de la plaignante, et parlant au nom d'Athanase : « Quoi, lui dit-il, vous dites que je suis entré chez vous , vous affirmez que je vous ai déshonorée ! » La femme étendit la main vers Timothée, le montra du doigt et s'écria toujours plus haut : « Oui, c'est vous-même qui m'avez fait cet outrage. » La plupart des assistants ne purent s'empêcher de rire en voyant une accusation si mal concertée et si adroitement détruite. Ceux qui l'avaient fait venir furent couverts d'une telle confusion qu'ils la chassèrent promptement de l'assemblée.

Une autre fois les Ariens accusèrent saint Athanase d'avoir assassiné l'évêque Arsène, et, pour le prouver, ils montrèrent une main morte qu'Athanase devait avoir coupée et dont il se servait pour exercer la magie. Mais, pendant qu'on était à débattre cette affaire, Arsène, qu'on prétendait mort, se montra sain et sauf au milieu des juges, et déclara que les ennemis du saiut l'avaient enfermé, mais qu'il était parvenu à s'évader, et qu'il venait là pour défendre et sauver l'accusé {D'après le Bréx iaire ro . ) .

d. Dans l'ancienne Grèce, vivait un sophiste nommé Zoile, dont l'unique occit^ation était de dire du mal de tout le monde. Un jour, une personne honorable lui ayant demandé comment il se faisait qu'il avait à médire de tout le monde, il répondit : « N'étant pas en pOiiliou de pouvoir nuire ù tous comme je le voudrais.

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