‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 197 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE U · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE U

{Ge'/î . 39.) . — Les amis de Job portèrent siir lui un jugement téméraire^ eu disant que c'était à cause des péchés qu'il commettait en secret qu'il était si douloureusement affligé {Joi, 4 et 5.).

Le grand prêtre Héli vit Anne profondément alïligée^ prier en répandant des larmes devant l'Arche d'alliance, et il crut qu'elle était ivre. « Jusques à quand serez-vous aussi ivre, lui dit-il ; laissez un peu reposer le vin qui vous trouble » (1 EoiSj 1, 13.). — Nathanaël qui n'avait jamais vu Jésus, jugea avec précipitation lorsqu'il dit à Philippe qui lui parlait pour la première fois de Jésus : « Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth? » Mais Philippe lui répondit : « Venez et voyez » {Jean, i, -47.). — C'est surtout aux Pharisiefis que Jésus reprochait de juger avec témérité [Luc, 1, 34.). En parlant de Jean qui se livrait à de grandes macérations, ils disaient : « Il est possédé. » Voyant au contraire que Jésus mangeait et buvait comme un autre homme, ils prétendaient qu'il était « un gourmand et un ivrogne. »

Ils jugeaient témérairement des Apôtres, ceux qui disaient d'eux, après qu'ils eurent reçu le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte : « Ils se sont enivrés en buvant du vin doux » {Act. 2, 13.). — Saint Paul, lors du naufrage qu'il essuya sur mer pendant son voyage à Rome, s'étant sauvé sur File de Malte avec ses compagnons, et ayant ramassé quelques sarments, les mit au feu, et la chaleur en fit sortir une vipère qui le prit à la main. A celte vue, les barbares se dirent entre eux : a Cet homme est sans doute un meurtrier, puisqu'après avoir été sauvé de la mer, la vengeance' divine ne veut pnsle laiiscr vivre. )> Mais Paul ayant secoué la vipère dans lo

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feu n'en reçut aucun mal. Les barbares s'attendaient à le voir enfler et toniber mort subitement. Mais après avoir attendu longtemps^ lorsqu'ils virent qu'il ne lui arrivait aucun mal, ils changèrent de sentiment et dirent que c'était un Dieu.

h. Alype était disciple de saint Augustin. Un jour qu'il se promenait en méditant sur des matières dont il avait à rendre compte, un autre disciple du saint se hissa, sans que le premier s'en aperçût, sur une terrasse voisine, et se mit à couper le plomb d'une balustrade. Ou entend le bruit, on accourt, le voleur prend la fuite et abandonne sa hache. Alype, qui ne sait de quoi il s'agit, s'approche, prend la hache et la considère avec beaucoup d'attention . Sur ces entrefaites, la •foule accourt; et, remarquant entre les mains d'Alype la hache dont les traces sont marquées sur la plomb, on l'arrête, et on le conduit devant le juge pour lui faire son procès. Mais Dieu, l'unique témoin de son innocence, ne l'abandonna pas en ce moment. Un célèbre architecte qui passait par là, et qui connaissait Alype, demanda ce qui était arrivé. Lorsqu'on lui eut dit qu' Alype avait tenté de commettre un vol, il pria les assistants de vouloir bien le suivre, et il les conduisit directement dans la maison où demeurait le voleur. Un petit enfant était <Iebout devant la maison. L'architecte l'interroge et lui demande à qui est la hache qu'il tient dans sa main ; et l'innocent enfaut de répondre aussitôt : « C'est la nôtre ! » Lorsque, après une foule d'autres questions, on fut convaincu de l'endroit où il fallait chercher le voleur, Alype fut élargi, et on s'empara du coupalile qui aussitôt fut conduit en justice. — Ici rien de mieux londé eu appareuce que le

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