‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 198 sur 306 · PARTIE m. CITAriTRE II · texte numérisé non relu

PARTIE m. CITAriTRE II

soiipçou, et cependant il était faux {S. Au g. Confcs. 1. 6, c. 9.).

c. A Monte Policiano^ un mauvais sujet s'était revêtu du costume d'un ordre religieux, et se rendait, en plein jour et à la vue d'une foule immense, dans la maison d'une personne perdue de réputation. Le peuple, dans l'esprit duquel ces apparences trompeuses ne tardèrent pas à faire naitre des soupçons, éclata en vifs reproches contre le couvent, et alla même jusqu'à maltraiter les moines. Mais il arriva que l'auteur de ce soulèvement étant tombé tout à coup dangereusement malade, tourmenté par les remords de sa conscience, il déclara qu'il allait confesser son crime en face de toute la population, et qu'alors il serait content de mourir {Doïnamko's Lehre in Beisp. S. 8-il).

d. Le roi Totila ayant rencontré Févèque Cassius, il soupçonna aussitôt, en voyant l'embonpoint et le teint vermeil de sa figure, qu'il devait être un grand buveur de vin. Ce soupçon, il s'empressa de le communiquer à son entourage. — Mais voilà que tout à coup l'ami intime du roi tomba dangereusement malade ; impossible de lui procurer du soulagement, et surtout de le guérir, avant qu'on ne l'eût amené à Févèque et qu'il n'eût prié pour sa délivrance. Cette puissance merveilleuse du saint dissipa entièrement les soupçons du roi, et dès-lors il ne fut plus question de révoquer en doute sa sainteté {S. Grég. 1. 3. dialog. c. 6).

e. Un noble avait la passion des pierres précieuses; quand il en avait acheté, il les cachait dans des tiroirs inconnus à tout œil humain. Après sa mort, il ne fut pas difticile à ses enfants de découvrir les notes attestant qu'il les avait achetées^ mais ils ne trouvèrent rien

qui put leur indiquer le lieu où il les avait cacliées. Après avoir cherché partout, ils soupçonnèrent le domestique de les avoir enlevées. Ils Taccusèrent en justire, et le malheureux fut mis en prison en attendant qu'on fit une enquête. Peu de temps après, on envoya le coffre au menuisier qui découvrit les pierres précieuses et s'empressa de les remettre aux héritiers du noble personnage [SchielVs Ezœhl.),

f. Une femme, appartenant à la classe bourgeoise, avait placé sur sa table un anneau d'or qui, une heure après, avait disparu. Le soupçon tomba aussitôt sur un jeune étudiant, car personne n'était entré dans la maison. On le fouilla avec toute l'exactitude possible, mais on ne trouva rien. Cependant, on continua à laisser peser le soupçon sur lui. Le lendemain, on apporta la miche de pain sur la table. Ton coupa du pain et au même instant l'anneau tomba sur la table. La femme y avait placé son anneau, et avait déposé peu après la miche dessus ; et l'anneau s'était enfoncé dans le pain nouvellement cuit. Circonstance assez singulière, mais qui prouve une fois de plus combien il faut se mettre en garde contre ce penchant, trop fréquent, d'imputer aux autres ce qui n'est que l'effet de notre propre négUgence {Stapfs Handb. S. 22ri).

g. Un village dans lequel la paix et la tranquillité avaient régné i>endant longtemps, vit tout-à-coup surgir dans son sein les haines et les discordes les plus envenimées. Le voisin maudissait son voisin, une famille une autre famille, et les enfants mêmes, animés par l'exemple de leurs parents, ne pouvaient s'empêcher de s'accabler mutuellement d'injures et de parole? lilcseaulcs. Le pastciu' de Tondroit, vivement aiîligé do cca

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