PARTIE III. CHAPITRE II
h. '<i Les premières armes du séducteur sont les regards; les secondes^ les paroles. » {Idem. S. 83. Do temp.).
c. « Celui qui ne sait pas mettre un frein à ses désirs, celui-là est emporté et entraîné par des chevaux farouches et indomptés^ et est horriblement maltraité. » (^S'. Amh'os. I. De Virg.).
d. Un ermite, qui vivait avec son disciple dans le voisinage d'une forêt de cyprès, ordonna un jour à ce dernier, qui lui demandait quel était le moyen le plus facile et le plus sîir de se conserver pur et sans tache, d'arracher quatre cyprès qu'il lui indiqua lui-même. Le premier, encore petit, le jeune homme Tenleva comme en se jouant; le second, quoiqu'ayant déjà de plus fortes racines, n'opposa pas non plus grande résistance ; mais, arrivé au troisième, il lui fallut l'entreprendre à plusieurs reprises, avant qu'il parvint à le déraciner. Quand ce fut le tour du quatrième, il employa vainement toutes ses forces, il ne put en venir à bout, et force lui fut de le laisser intact et d'avouer son impuissance. L'ermite le voyant épuisé de fatigues et couvert de sueur, lui dit alors : « Vous voyez-là, mon fils , un exemple de ce qui arrive avec les passions ; moins vous donnerez de temps aux mauvaises pensées et aux images impures de pousser des racines dans votre cœur, plus il vous sera facile de les extirper. » {Ruf, Vit. Patr.).
e. De même que vous vous empressez de secouer avec votre main une étincelle ou un charbon ennainmc' que vous aj>ercevez sur votre habit, afin d'éviter d'en être brûlé, ou d'en ressentir quelque douleur, de même vous devez éloigner sur-le-champ les pensées déshonnétes.
de crainte que votre àine n'eu soit endommagée ou que le feu ne s'y allume.
/. « Le cœur pur est semblable à la mère-perle : de même que celle-ci ne reçoit aucuue goutte d'eau qui ne tombe du ciel ; de même aussi le cœur chaste n'éprouve et ne goûte aucun plaisir sensible qui n'ait été consacré par le ciel (comme, par exemple, le mariage béni et approuvé parle ciel.») {NacTi derPhlloth. des h. Franz. V» Sales).
g. Ne souffrez jamais, ô vous qui aimez Dieu, que quelqu'un se permette sur vous des attouchements immodestes, même par pure plaisanterie, car le corps humain ressemble aux fruits délicats du Midi, lesquels, bien qu'ils restent frais et sans meurtrissiu'e, se tachent et se meurtrissent dès qu'ils sont en contact les uns avec les autres [Nach étend.).
h. c( Non-seulement les abeilles ne touchent pas la charogne, mais elles évitent et détestent encore extrêmement les exlialaisons empestées qui s'en échappent. De même, Théotime, fuyez non-seulement les œuvres mais encore les paroles et le souffle des impudiques. » {Nach ehend.).
i. Ne fréquentez pas la société des impudiques, surtout s'ils sont éhontés, comme cola arrive presque toujours, car, de même que les boucs, qui lèchent les feuilles de l'amandier en changent la douceur en amertume, de même les hommes impudiques ne se servent le plus souvent de leur langue que pour ravir la douceur d'une àme chaste et remplir le cœur de l'amertume des tentations. Semblables aux l)asilics, ils ont du venin dans les yeux, et leur respiration même est empoisomiéc {Nach ebend.).