‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 219 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE III. 4o · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE III. 4o

f. Le temple^ ayant été profané par Antiochiis Ephipliane, on établit, lors de sa purification par les Machabées, la fête de la Purification du Temple. — Outre les fêtes générales que nous avons mentionnées , il en existait encore d'autres destinées à rappeler le souvenir de certains événements particuliers, comme la fête de la victoire remportée sur Holopherne {Judith, 16, 31), fête qui fut supprimée après la captivité de Babylone ; la fête de la purification de la forteresse de Gaza par Simon (2. Mach., 13, 50) ; la fête de la victoire sur Nicanor (2. Mach., 15, 36). — On célébrait, en outre, chaque mois, un demi jour de fête le premier jour de la nouvelle lune, jour auquel il fallait oflrir un plus grand nombre d'holocaustes qu'aux jours ordinaires {Xomh., 28, 1). La fête de la nouvelle lune étedt annoncée au son de trompettes d'argent. Cependant, ce n'était pas, à proprement parler, un véritable jour de fête auquel il fut défendu de travailler ; seulement on faisait un festin et on assistait à l'office divin (1. Sam., 20, 18 et 4. Rois, A, 33). Il n'y avait que le premier jour de la nouvelle lune, c'est-à-dire la fête des Trompettes, qui fut un grand jour de fête {Ilid.).

Remarque, « La nature seule, dit le Catéchisme ro* main, nous fait comme une espèce de loi de consacrer certains jours au repos du corps et au service de Dieu. Ce que nous nommons les peuples classiques, tels que les Romains et les Grecs, avaient aussi leurs jours de fêtes; les Grecs avaient quatre fêtes principales ou jeux. Les plus célèbres étaient les jeux jiyth'ques, 7ié' r.'éens y isthrniques et olympiques. Les jeux pythlques feront étabUs en l'honneur de la victoire d'Apollon sur le serpent Python. On les célébrait tous les cinq ans, et

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on couronnait de lauriers les vainqueurs. Les jeux nétnéens se tenaient près de la forêt Némée ; le but de leur institution était de rappeler le souvenir des guerriers morts pour le salut de la patrie. Les jeux isthmiques qui durent leur nom à l'isthme de Corinthe où on les célébrait avec tant d'éclat qu'ils survécurent à la ruine de Corinthe elle-même. On y disputait successivement le prix de la lutte^ du saut, du disque et du javelot.

Parmi les fêtes des Romains, il faut placer en première ligne celle de la consécration des champs (1) où Ton demandait la prospérité et l'accroissement des biens de la terre, dans une procession solennelle dans les champs, pendant laquelle on portait ou conduisait un porc et qu'on immolait à la déesse quand on était de retour au temple.

Une autre fête étaient les lAipercaUs qui se célébraient le 15 février en l'honneur du dieu Pan, divinité protectrice des troupeaux. Une des cérémonies les plus scandaleuses de cette fête était que les prêtres se revêtaient de peaux de chèvres et de chiens, et s'en allaient dansant 'sur les places publiques, et frappant avec des fouets sur les mains des filles qu'ils rencontraient, remède que la superstition païenne jugeait être efficace contre la stérilité.

Venait une troisième fête appelée les Saturnales. Elle commençait le 15 décembre et durait de cinq à sept jours. C'était une fête de réjouissance en Thonneur de Saturne. Tout le monde y était admis, même les esclaves. Les amis et les connaissances se faisaient mu-

(1) Ambarmlia. Voir le 1" vol. p. 444.

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