‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 220 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE HT · texte numérisé non relu

PARTIE m. CHAPITRE HT

tnellement des présents, et les enfants recevaient de leurs parents de petites images appelées Sigillés.

n y avait enfin une quatrième fête qu'on nommait Terminales. Elle était instituée en Fhonnenr de la di^^nité desfrontières et desbornes. Les prêtres chargeaient, ce jour-là, les autels des idoles de toutes sortes d'ofirandes; les idoles étaient ornées de couronnes et magnifiquement décorées. Tout travail cessait; les festins, les jeux, les divertissements étaient le genre de culte par lequel on croyait honorer cette di^ànité ; jeux et divertissements qui atteignaient souvent aux dernières limites de la licence et de la débauche. Aussi saint Paul employait-il tous ses efforts pour en détourner tous les fidèles [Ephes. 5, 11). Plusieurs auteurs païens euxmêmes, honteux de pareils excès, se sont refusés de consigner dans leurs ouvrages les bouffonneries et les obscénités qui assaisonnaient la plupart de ces fêtes.— Que duraient maintenant ces païens, s'il leur était donné de voir comment tant de chrétiens transforment les saints jours de fête de leur religion en de vrais jours d'iniquité et de débauches?

DES FÊTES CiTRÉTIENNES.

Ces fêtes se rapportent les unes au Seigneur, les" autres aux Saints. Nous allons donner quelques détail? historiques sur l'origine et l'institution des plus remarquables.

A. Fêtes du Seigneur.

a. Noël. — On ne saurait assigner Tépoque précïso de riusaculion de cette fête. Ce qui est certain, c'est

que les chrétiens de rOrient ont célébré jusqu'au milieu du quatrième siècle la fête de laNaissance duSauveui', et celle de TEpiphanie le 6 du mois de janvier. Depuis cette époque, ils ont imité l'Eglise occidentale et ont commencé à la solenniser le 25 décembre, a En Occident, disait saint Clirysostôme à Antioche, Tannée 386 (homil. de natali Domin.), » on avait l'habitude, d'après une ancienne tradition, de célébrer le 25 décembre la naissance de Jésus-Christ. Dès-lors, nous fondant sur ces motifs, continue le saint, nous avons depuis dix ans à peine transporté cette fête au 25 décembre. » Déjà du temps de saint Augustin (epist. 65 ad Xantip.), la fête de Noël était précédée de vigiles et de jeûnes. Les vigiles duraient toute la nuit et ne faisaient qu'une seule fête avec celle du lendemain. Saint Grégoire (hom. 8) fait mention des trois messes quise célèbrent en ce jour (1). Seulement on ignore si elles étaient dites par un seid ou par plusiem^s prêtres; toutefois cette dernière opinion est la plus probable. On fait communément dériver cet usage des trois processions qui se faisaient à Rome ce jour-là? La première se rendait pendant la nuit à Sainte- Marie-Majeure; la seconde, au point du jour, à TégUse de sainte Anastasie, et la troisième, après le lever du soleil, dans toutes les églises où l'on disait une messe privée. Cet usage fut imité ailleurs, seulement au heu

(1) Anciennement, il ('fait laissé à la dévotion de chaque ecclésiastique de dire autant de messes (ju'il voulait. Grégoire de Tours doit en avoir dit jusqu'à sept dans un jour, cl le pa|^ Léon IV, sopl ou neuf. Le concile de Seligenstadt, tenu en lo-2î, en rcstrciL^nil le nombre à trois. Entin, Alexandre II, mort en 1073, déiondil, hors le cas d'extrême nécessité, de dire pl".s d'une messe, excont»'* le jOur qo Noël {UiiUcrim's Denkivurui^i, B. 4. Th. 3. S. 2>1.^,

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