‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 226 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE ni

d'arguments en faveur de Tlmmaculée Conception de Marie, que la Sorbonne déclara qu'il lavait emporté SOT ses adversaires. En ce moment, la fête se trouva appuyée siu: des bases plus solides, car la Sorbonne alla jusqu'à décréter qu'à l'avenir personne ne pourrait plus être promu au grade de docteur, qu'il n'eût fait le serment solennel de défendre l'Immaculée Conception (1).

b. Purification. — Cette fête a été instituée pour célébrer la mémoire du jour où Marie présenta au temple l'enfant Jésus, lorsqu'il eut atteint lage de quarante jours. On croit que ce fut l'empereur Justinien qui, le premier, ordonna de célébrer cette fête, alors qu'une effroyable épidémie sévissait avec fureur dans la ville de Constantinople, De là cette fête se répandit dans toute l'église grecque. — Toutefois, Baronius prétend {Annal, ecc. ad. ann. 544) qu'elle avait été établie précédemment en Orient par le pape Gélase, en 474, dans le but de faire disparaître peu à peu les Lupercales qu'on célébrait à Rome en Tbonneur du dieu Pan, fêtes dans lesquelles on avait aussi coutume de faire une procession en portant des flambeaux allumés. Quoi* qu'il en soit de cette opinion, qui prétend faire dériver du paganisme l'usage de faire une procession avec des cierges allumés le jour de la Purification, il est bors de doute qu'il date d'une époque très-reculée, car sanit Hildefonse de Tolède et saint Eloi de Noyon, qui vi-

(1) La croyance a l'Immaculée Conception de Marie a tri

ÉLEVÉE AD BANG DE VÉRITÉ DOGMATIQLE PAR IN JUGEMENT S^RÉMB DE lEgLISE, PRONONCÉ AU MOIS DE DÉCEMBRE DE l'aNNÉE 1854, Et NOTIFIÉ A l'univers CATHOLIQUE PAR LA BULLB « INEFFABiLlS D*Lâ,

Dote du Traduc.)*

4G0 CATÉCHTSME HÎSTORTQrE.

valent tons deux au septième siècle, connaissaient non-scnlement cette cérémonie, mais ils s'efforçaient encore de Texpliquor « Par la procession anx cierges, dit saint Eloi, la commnnanté des fidèles promet de marcher toujours dans la lumière de Jésus-Christ, et lui demande la grâce de pouvoir toujours être fidèle à cette résolution, afin d'entrer un jour en possession du royaume où habite FÉtern elle Lumière. »

c. Annonciation. — L'opinion la plus vraisemblable place l'origne de cette fête dans l'église grecque, vers la fin du quatrième siècle. Quelque temps après, on commença à la célébrer aussi dans l'église occidentale. Proclus, contemporain et successeur de saint Chrysostôme (dans la première moitié du cinquième siècle), ôans plusieurs discours sur cette fête, l'appelle tantôt : Varrixée de Notre Seigneur, parce que, comme l'ange Tavait annoncé, le Verte s'est réellement fait chair , tantôt : L'annonciation du Christ, le commencement de la rédemption, le jour de la sahitation angélique. Elle se célèbre généralement le 25 mars, cependant, autrefois, on la faisait dans certaines églises, comme en Espagne, le 18 du mois de décembre, jour de V Attente de V enfantement de Marie {Exspectatio Partns B. V. M.). A Milan, elle a lieu le dimanche qui précède immédiatement Noël.

d. Assomption. — L*époqne de 'institution de cette fête est enveloppée de nuages profonds. Nicéphore dit {Hist. ceci. T, 17, c. 28) que l'empereur Maurice, qui régnait en 582, ordonna de cél(?brer le 15 août la fête du Dormitio (sommeil) de la ^lêre de Dieu. L'opinion g^'inTalement accréditée qu'elle avait été transportée au ciel immédiatcmeut après sa mort contribua beau-

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