‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 227 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE III. j^q-j · texte numérisé non relu

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coup à la propagation de cette fête. — Saint Gréo-oire de Tours^ le premier auteur qui ait émis ce sentiment dit à ce sujet {de Gloria mart. 1. \, c. 4) : « Après l'Ascension de Jésus, les Apôtres se répandirent dans différentes contrées pour prêcher la parole divine. Enfin après que Marie eut parcouru sa carrière^ et qir'elle fat sur le point de quitter ce monde, tous les Apôtres, venus de différentes contrées, se réunirent dans sa maison. Lorsqu'ils apprirent que bientôt elle serait enlevée de ce monde, ils veillèrent auprès d'elle dans un saint recueillement. Mais, ô surprise ! voilà que Jésus, accompagné de ses anges, vint enlever son àme, le remit à Farcliange Michel et s'en alla. Au point du jour les Apôtres emportèrent le lit où reposait son corps, le mirent dans un sépulcre et le gardèrent en attendant Tarrivée du Seigneur. Nouvelle surprise ! Le Seigneur se trouva tout-à-coup au miheu d'eux, enleva le sacré corps au milieu d'un nuage resplendissant de lumière et l'emporta dans le Paradis, où il le réunit à son âme. Maintenant elle est en possession du bonheur des élus et goûte des biens qui ne lui seront jamais enlevés! » Le savant Bintérim fait sur cette légende la remarque suivante {Denkm'drdigkeiten der Kirche. B. 5, Th. 1 S. 428) : « Parmi tous ces faits, ce qu'il faut admettre avec une entière certitude, c'est que dès lors il ne fut plus possible de retrouver le corps de la sainte Yier^-e d'où l'on tira la conclusion qu'il avait été transporté au ciel et était allé se réunir à son âme. Au reste, il serait fort surprenant que Jésus, après avoir si souvent révélé d'une manière miraculeuse l'endroit où reposaient les corps des saints martyrs, ait laissé dans l'oubli et l'uljs-. cuiité le corus saci'o de sa Mère^ au sujet duquel uua

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sainte femme de la foule avait prononcé ces paroles : Heureuses les entrailles qui vous ont porté et les mamelles qui vous ont nourri {Luc, 11, 27). Au surplus, le terme d'Assomption adopté par l'Eglise est pris dans un sens général et peut tout aussi bien s'appliquer au corps qu'à l'âme de la sainte Vierge. »

e. Nativité. — Il est probable qu'on commença à célébrer cette fête dans l'église d'Orient peu après le concile d'Ephèse, tenu en 431 , dans lequel la sainte Vierge reçut le titre de Mère de Dieu, contrairement à l'erreur des Nestoriens. En Orient, où d'ailleurs l'hérésie de Nestorius avait exercé moins d'influence, cette fête de la sainte Vierge, comme toutes les autres, fut très-longtemps à se propager. Cependant, il paraît avéré qu'elle était déjà introduite dans plusieurs églises d'Occident avant le neuvième siècle. Néanmoins, on ne peut guère dire qu'elle ait été considérée comme une fête généralement reçue avant le onzième et le douzième siècle. Quant aux raisons sur lesquelles on s'appuie pour assigner la cause de sa célébration au 8 septembre, elles ne sont pas à l'abri de toute controverse. On raconte bien qu'un ermite, entendant tous les ans dans la nuit du 8 septembre une harmonie céleste qu'il n'entendait jamais que pendant cette nuitlà, pressé instamment d'expliquer ce que signifiait cette musique merveilleuse, il répondit qu'il lui avait été révélé que c'était en ce moment-là que les saints célébraient dans le ciel la fête de la naissance de la Mère de Dieu, qu'il devait se rendre à Rome et demander au pape d'ordonner que l'Eglise militante célébrât, le 8 septembre, la fête de la nativité de Marie, célébrée ce jour-ld même par l'église triomphante. Que l'ermite

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