II
les principales fêtes de Nôtre-Seigneur, cette fête est la plus ancienne dans l'Eglise catholique. Eusèbe parait déjà en parler dans son histoire {Hist. eccles., 1. 1, c. 25.) ; mais ce qui prouve le plus en faveur de son ancienneté, ce sont les nombreuses images et statues de ces deux apôtres que Ton a trouvées dans les anciennes chapelles souterraines, dans les catacombes et les cryptes, ainsi que les temples innombrables qu'on construisit en leur honneur sous Gonstantin-le-Grand, immédiatement après les grandes persécutions du christianisme.
e. Fête de tous les Saints. — En Orient, cette fête existait déjà au quatrième siècle, mais on la célébrait, comme cela a encore heu aujourd'hui, le dimanche après la Pentecôte. Il y avait encore à Rome, au sixième siècle, un magnifique temple païen qui avait été bâti quelques années avant la naissance de Jésus- Christ par Agrippa, du temps d'Auguste, et dédié à toutes les divinités du paganisme, et qu'on nommait pour cette raison le Panthéon. Il fut conservé comme im monument et un chef-d'œuvre d'arcliitecture antique, et fermé sous le règne des empereiu-s chrétiens. En 607, Boniface IV, qui occupait alors le Saint-Siège, pria l'empereur Phocas de le lui abandonner, et après qu'il l'eut obtenu, il eu fît une égUse qu'il dédia en l'honneur de la sainte Vierge et de tous les martyrs. Elle subsiste encore maintenant sous le nom de a la Rotonde. » La dédicace en a été faite le 13 mai 609. Le cardinal Baronius dit [a/f. 13, 7naji.) qu'il a trouvé dans cette éghse une vieille inscription sur laquelle on lit que le pape dont nous parlons fit conduire dans cette ép^Use vingt-huit chers rempHs d'ossements de martyrs.