‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 232 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE TU. Ail · texte numérisé non relu

PARTIE m. CHAPITRE TU. Ail

myez npanmoins votre bien-être augmenter de jour en jour? — Eh! répondit avec l3onté le voisin, ce n'est pas uniquement le travail servile qu'il faut considérer; j'ai, outre cela, un trésor secret qui me rapporte tous, les dimanches et fêtes. Suivez-moi, je vais vous le montrer et partager loyalement avec vous.» L'offre fut accueillie avec joie, et le cordonnier impatient put à peine attendre le jour où il devait apprendre à connaître le trésor secret. Le dimanche suivant, son voisin le fit venir, Femmena à Féglise en lui disant : « Voyez, mon ami, c'est ici qu'est mon trésor; j'en emporte chaque dimanche une partie chez moi ; ce trésor, c'est la bénédiction du Seigneur. Prenez-en, vous aussi^ une partie, car le grand bienfaiteur qui habite là haut en a suffisamment pour tous deux. » Le cordonnier étonné comprit le conseil que lui donnait son voisin, il le suivit, et, par son zèle à sanctifier les jours consacrés au Seigneur, il se rendit digne de la bénédiction du ciel, car le changement qui s'opéra dans ses affaires, lui prouva que son espérance n'avait pas été déçue {Ibid. § 48).

SENTENCES

a. a Le jour de la fête des Saints, nous devons à la fois nous réjouir et nous attrister : nous réjouir, parce que nous nous sommes fait précéder pardes médiateurs; nous attrister, parce, que nous n'avons pas encore voulu les suivre. » {S. Bsrn. in serm.).

b. et Nous ne oevons pas tant avoir à cœur de nous faire de la fête des Saints des jours de joie et de réjouissance, en préparant des repas plus exquis, qii'en nous livrant aux douces émotions de rallégresse spiri-

tuelle; car ne serait-il pas déplacé de vouloir honorer en buvant et mangeant ceux qui se sont efforcés de plaire à Dieu par le jeune et la mortification? » [S, Hieron. ep. adEustocli.).

c. N'est-ce pas folie que de nettoyer les demeures, de préparer de meilleurs vêtements ou d'en faire confectionner de neufs, d'orner et de parer son corps depuis le sommet de la tête jusqu'aux pieds, tandis quon laisse son âme croupir dans Tordure des jours ouvrables? (S. Chrysost. serm. de Phil.).

d. « Plus la fête est élevée, plus Fâme doit paraître en ce jour pure et belle. Chacun trouve qu'il est convenable qu'en ce jour les fidèles se revêtent de plus beaux habillements, que la maison de Dieu et que l'autel soient ornés et décorés avec plus de magnificence qu'aux jours ordinaires. S'il en est ainsi, pourquoi le temple intérieur de Dieu, le cœur, ne brillerait-il pas par plus de pureté et d'éclat, afin de célébrer, comme il convient, non pas seulement au dehors, mais encore dans le sanctuaire de l'àme, la solennité du jour ? » {S* Léo, serm. 3).

DEUXIÈME COMMAxNDEMENT DE L'ÉGLISE.

A. Du Saint Sacrifice de la Mené.

introduction. — Des sacrifices des Juifs. — Les sacrifices sont aussi anciens que le geure humain. — Gain et Abel oflraient déjà des sacrifices à Dieu, comme ils l'avaient sans doute eux-mêmes appris de leui'S parents. Bien que la sainte Ecriture ne le dise pas expressément, on peut admettre avec quelque fondement

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