‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 233 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE III · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE III

que Dieu, qui a été en toutes choses le maître et le précepteur des premiers hommes, leur a enseigné Fart et la manière de lui offrir des sacrifices. — Du temps des patriarches, c^étaient eux-mêmes qui étaient revêtus de cette fonction, comme nous le voyons par Noé, Abraham et plusieurs autres. L'autel des sacrifices était le plus souvent érigé en plein air, parce qu'on brûlait ordinairement les victimes. Ce fut seulement sous Moïse que Dieu confia à une tribu spéciale le soin die lui ofî'rir les sacrifices. Ce fut à la tribu de Lévi. On en distinguait de deux espèces : les sacrifices sanglants, tels que celui des animaux, et les sacrifices non sanglants, comme Tofirande du pain, des fruits, de Thuile, etc. Parmi les animaux, Dieu choisit précisément ceux auxquels on rendait un culte divin chez les nations voisines, tant afin de bien faire comprendre aux Israéhtes ce qu'il y avait de fohe dans une religion semblable, que pour faire voir combien leur Dieu était supérieur à ces idoles, puisque celles-ci lui servaient de victimes. Ces sacrifices, destinés à être oflerts au Saint des Saints, à la pureté par excellence, devaient être eux-mêmes purs et sans tache, ainsi que le prêtre qui les ofii^ait. — Les sacrifices sanglants étaient ;

a. Les holocaustes ( holocausta ), ainsi appelés, parce que, à Texception de la peau, on les brûlait entièrement sur le grand autel des holocaustes, et qu'ils devenaient par cette immutation comme le symbole de l'entier abandon qu'on faisait à Dieu de sa personne. Le sang était répandu autour de l'autel par le sacrificateur. On prenait pour victimes des génisses âgées de trois ans, des agneaux de l'année, de jeunes colombes ainsi que des tourterelles.

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h. Les sacrifices d'actions de grâces on â^mpêtratien ( eucharistica ou pacifîca ) qui s'ofîfraient , soit pour remercier Dieu des bienfaits qu'on avait reçus, ?oit pour en demander de nouveaux. Une partie de ces sacrifices était consumée, une autre abandonnée aux prêtres, et une troisième, la plus grande, distribuée à ceux qui avaient présenté la victime. Les veuves, les pau\Tcs, les orphelins devaient être invités à en manger. C'était une espèce de repas fraternel ou de communion. Afin qu'on ne manquât pas à ce devoir, Dieu avait défendu de rien épargner pour le lendemain.

c. Les sacrifices expiatoires (piacularia), offerts en vue d'obtenir la rémission des péchés. — Une partie était consumée sur l'autel, une autre hors du camp ou de la ville, pour signifier que le pécheur avait mérité d'être exclu de la société du reste des hommes. Dans tous les sacrifices sanglants, celui qui offrait la victime devait se placer avec elle, au milieu du parvis du temple, devant l'autel des sacrifices, la face tournée ver? rentrée du sanctuaire. Il posait sa main droite sur la tète de l'animal; cérémonie que faisaient eux-mêmc? les sacrificateurs, quand on offrait des sacrifices pour tout le peuple. Les Lévites recevaient ensuite la victime, et l'immolaient. Les victimes destinées aux holocaustes et aux sacrifices expiatoires, étaient immolées, les unes sur le côté nord, les autres sur le côté méridional de l'autel. Le sang était recueilli dans un bassin, par un prêtre, et répandu sur les côtés de l'autel, où l'on avait creusé un fossé. Dans les saorifices expiatoires, il en arrosait les cornes de l'autel. (Le jour de la fête des Expiations, le grand-prêtre arrosait aussi de eang le Saint des saints. ) — On arrachait la peau de la

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