‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 237 sur 306 · PARTIE m. CnAPITHE III · texte numérisé non relu

PARTIE m. CnAPITHE III

trente mille moutures de blé, outre une quantité immense de viande et 300 livres d'or [Stolh. R. G. B. 19.). d. L'jLîsage de consacrer les édifices destinés à la célébration du saint sacrifice remonte aux âges les plus reculés, car cette consécration est tout-à-fait conforme à Tesprit et au but de la religion. Le patriarche Jacob consacra la pierre sur laquelle il avait dormi et avait été favorisé d'une vision céleste, en y répandant de l'huile {Gènes., 28). — Moïse fit par Tordre de Dieu une espèce de consécration du Tabernacle. « Vous prendrez Thuile des onctions, est-il dit dans TExode, vous en oindrez le Tabernacle avec les vases sacrés, afin qu'il soit sanctifié [Exod. 40, 8) ; et en ce jour tout Israël ofîrit de riches présents. » {Deut.,1). — La consécration du temple de Salomon fut poiu? le peuple juif une magnifique fête de réjouissance et dura sept jours (2 Parai., 7). — Les païens consacraient de même leurs bois sacrés et les temples de leurs dieux, et faisaient avec de l'huile des onctions sur leiu^ idoles {Arnoh. 1. 1. Contr. Cent.). Chez les chrétiens, surtout parmi ceux qui avaient appartenu au judaïsme, la consécration de l'ancien Testament passa dans le nouveau, et on y ajouta seulement le signe de la croix {Baron. Annal, ad ann., 412). Dans les premiers siècles du cln?istianisme, cette cérc-monie se faisait sans pompe extérieure et dans le plus profond secret, comme cela se pratiquait d'ailleurs pour toutes les autres cérémonies religieuses. Mais lorsque les chrétiens purent enfin exercer publiquement leur religion, la consécration des églises se fit avec tout l'éclat et la magnificence possible. ^ L'historien Eusèbe, faisant la description de la consécration des églises {Ilist, eccL, 1. 10, c. 3), dit que

cette cérémonie était accompagnée des solennités les plus brillantes. On y plaçait toujours des reliques des martyrs, comme on le voit par saint Ambroise qui refusa de consacrer la basilique de Milan {Fpist. 22, ad Marcellin.) avant qu'on n'eût trouvé le lieu où reposaient les restes des saints martyrs Gervais et Protais, qu'on y déposa. Ce fut seulement au moyen âge qu'on commença à ajouter aux reliques des martyrs celles d'autres saints. Cependant, on en trouve déjà quelques exemples au cinquième siècle. Déjà, dans les temps les plus reculés, il était défendu de célébrer les saints mystères dans une église non consacrée ; aussi saint Atlianase essuya-t-il de grands reproches pour avoir agi contrairement à cette disposition. Mais il se justifia en disant qu'il eût été, sans cela, obligé de célébrer en plein air à cause de l'immense affluence du peuple {Baron., adann. 350, m. 32). De tout temps, la consécration des églises a été un privilège réservé aux évoques ; seulement, avec le temps, les cérémonies se sont multipliées. La manière actuelle de consacrer les églises, telle qu'elle est prescrite par le Pontifical romain, remonte au huitième siècle.

e. C'est encore ici le lieu de parler de la forme et de Varchitecture des anciennes églises. D'après Clément d'Alexandrie, la partie de l'église où s'élevait l'autel était tournée vers l'Orient, tandis que les anciens temples égyptiens regardaient vers le Nord . Ordinairement, on donnait aux églises une iorme oblongue et assez semblable à A'ilc d'un vaisseau, comme le prescrivent les Constitutions apostoliques elles-mêmes (Lib. 2, c. 57). — Devant les églises se trouvait le plus souvent une plate libre, cnluuréc quelquefois de galeries couvertes;

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