PARTIE m. CHAPITRE ni
au cfiiatrîème, régulièrement le dimanche au soir, principalement dans l'église d'Orient. Déjà du temps de saint Augustin {Epist, 98) et de saint Jérôme, on célébrait tous les jours dans laplupart des églises d'Espagne et d'Afrique. Au sixième siècle, chaque joiu? de la semaine avait sa messe particulière, comme on le voit dans YOrdo gregorianus.
Pour ce qui concerne YJieure de la célébration de la messe, il régnait autrefois une grande variété dans la manière d'agir à ce sujet. Comme le Sauveur lui-même avait offert le sacrifice de la messe à l'heure du soir, les apôtres suivirent son exemple (1 CoT.\i,çXAct. 20). La célébration de la messe était ordinairement précédée d'un repas fraternel, nommé agape, auquel les pauvres eux-mêmes étaient admis. — Pendant les persécutions, les chrétiens se réunissaient où ils pouvaient et comme ils le pouvaient, pour célébrer les saints mystères; c'était ordinairement avant le lever du soleil, comme l'attestent Pline {Epîst. ad Trajan.) et Tertullien {de Coron. milit.fC. 3). Quand les persécutions eurent cessé, il y eut plus d'ordre pour le temps et l'heure. Les jours de dimanches et de fêtes, c'était régulièrement à la troisième heure, c^est-à-dire à neuf heures du matin; et les jours de jeûne, vers la neuvième heure, ou à trois heures de l'après-midi, souvent plus tard encore {Conf.At^/aîias.yàeYiTg. ; Syn. Aurel., a 538; J^wJro^., in Ps. il 8). — n y avait aussi des offices pendant la nuit, dont les plus connus sont, sans parler de la fête de Noël, celui de Pâques, dont Tertullien parle comme d'une chose connue 1. 2, ad ax. , c. 4)^ et celui qui avait lieu pendant les nuits qui suivaient les samedis des Quatre-'femps,
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2. De l'aulel et des reliques nécessaires pour la célcbralion de la Mcssi
a. L'autel sur lequel le Sauveur institua le saint sacrifice de la Messe, était la table même sur laquelle fut mangé l'agneau pascal. Les apôtres ne Toffrirent d'abord que sur des tables ; c'est pourquoi saint Paul (1. Cor. 10) l'appelle la « table du Seigneur. »
Aringlîius dit qu'on a encore aujourd'hui, à Rome, la table de bois sur laquelle saint Pierre a dit la messe dans la maison de saint Pudence. Cette table, extrêmement fragile à cause de son antiquité, est placée sous un autel en pierre dans lequel se trouve l'image de saint Pierre avec une inscription indiquant qu'il y a offert le saint sacrifice. Comme à l'époque des persécutions les chrétiens se réunissaient souvent auprès des tombeaux des martyrs, ils y élevèrent des autels et y firent ce qu'ils appelaient alors une station, oe qui explique ces paroles qu'on lit dans le missel romain : a Station auprès de saint Xyste, de saint Laurent, de sainte Cécile, etc. » Dans les premiers siècles, tous les autels étaient en bois; car nous voyons que saint Optât reprocha au donatiste Parménien de les avoir profanés en s'en servant pour allumer du feu. — Le pape Sylvestre (vers l'année 3 1 5) fut le premier qui éleva à Rome un autel en pierre. Il était du marbre le plus fin. Cependant cet exemple ne fit pas perdre l'usage d'en construire en bois, car il dura encore quelque temps.
h. Des que les persécutions curent cessé, on ne tarda pas à bâtir de magnifiques autels. Pourquoi, en effet, ne se serait-on pas elforcé de préparer une table qui