‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 241 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE lU · texte numérisé non relu

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véritables ornements. Les uns étaient en verre, les autres en or et en argent. Tantôt ils étaient suspendus par de magnifiques chaines autoiu* de l'autel, tantôt ils étaient fixés aux piliers, ou enfin portés par les acolytes. L'empereur Constantin envoya à Téglise du Vatican, à Rome, quatre chandeliers en laiton, richement argentés, dont chacun pesait trois cents livres, et soixantedix lampes en argent, chacune du poids de dix livres {Theod. Hist. eccl. 1. 1, c. 31). — Dans Fégiise de Sainte- Sophie, il y avait quatre mille chandeliers, ayant la forme de grappes, et tout en or {Stolb. R. G. R. 19). Afin de contribuer à Tentreticn de ces lampes nombreuses , les fidèles offraient , à certains jours , de rhuile , de la cire et autres combustibles d'un parfum agréable.

Devant Tautel, entre les chandehers, quelquefois sur Tautel même, on plaçait, aux jours de grandes fêtes, de petits arbres et des pots de fleurs. Ainsi saint Jérôme raconte {ep. 3, ad Hehodor.) qu'un certain Négociaa orna un jour l'église de toutes sortes de fleurs, de branches d'arbres et de feuilles de vigne. Comme il était impossible d'avoir, à toute saison, des fleurs naturelles, on en fit d'artificielles qu'on plaça dans des vases sur les autels. — Au neuvième siècle, l'ornementation des autels s'accrut encore d'une foule de châsses contenant des reliques de saints, qu'on plaça d'abord sur les côtés de Tautel, puis sur l'autel même, surtout en France et en Allemagne. En Italie, cet usage parait avoir existé déj<à au cinquième siècle.

d. Pour ce qui concerne les vases sacrés, il faut dire que déjà avant Tépoque de Constantin, il en existait, dans une foule d'eudioits, de très-précieux. Ainsi, le

bibliothécaire Anastase dit, en parlant du pape Urbain, que tous les vases sacrés qu'il faisait faire étaient en argent {ad ann. 230.). Nous lisons, en outre, au sujet de saint Laurent, chargé de la surveillance du trésor de Téglise, que le gouverneur romain lui adressa ces paroles : « On dit que dans vos cérémonies les Pontifes offrent des libations avec des vases d'or; que le sang de la victime est reçu dans des coupes d'argent, et que, pour éclairer vos sacrifices nocturnes, vous avez des cierges fixés sur des chandeUers d'or : mettez au jour ces trésors cachés ; le prince en a besoin pour rétablir ses finances et payer ses troupes. » — Saint Optât atteste qu'à l'époque des persécutions l'église de Carthage, en Afrique, possédait tant d'objets rares et précieux qu'on ne savait où les cacher {Contra Far mm. 1.1.). Parmi les vases sacrés les plus remarquables était le calice. — Baronius prétend que du temps des apôtres et encore longtemps après ils étaient en verre (Not. ad martyrolog. ad Aug.). — TertuUien (//ô. de pudicit. c. 10.), non content de confirmer par son témoignage la vérité de cette assertion, lai-se encore à entendre que ces sortes de calices étaient revêtus d'images sacrées, qu'on y voyait entre autres celle du Sauveur représenté sous la forme du pasteur. En général, on peut dire que l'usage des vases en verre est très-ancien. Dans le principe, les Romains reçurent leurs vases en verre de l'ilo de Lesbos, puis do l'Egypte {Cf. Martial, 1. Il, epig. 115.), jusqu'à ce qu'enfin l'usage de les fabriquer se répandit dans la Gaule et l'Italie {Sirab. Greg. 1. 10.). Du temps de Pline, l'usage des vases en verre était déjà répandu dans la classe pauvre, et ils étaient par conséquent à un prix très-minime {IHin. lib. 36, c. 2t>.).

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