PARTIE III. CHAPITRE III
Quant aux calices en verre, on en trouvait encore en France et en Allemagne au septième siècle. Il est probable que dans les premiers siècles on se servait aussi de calices en bois. — Le vénérable Bède s'efforce de prouver que le calice dans lequel les apôtres ont bu au festin où fut institué le sacrement de TEucbaristie, était en argent et d'un volume plus qu'ordinaire, et qu'il était pourvu d'anses des deux côtés. — Lapatè/ie était autrefois un plat assez creux, dans lequel on portait sur Tautel les hosties nécessaires pour la communion des fidèles. Elle était de même composition que le calice, et par conséquent en verre, en or et en argent, suivant les différentes époques. — Constantin fit présent à Téglise de Rome, d'une patène en or sur laquelle était gravée une tourtereUe ; elle était enrichie de deux cent quinze pierres précieuses, et pesait trente livres {Fuseb, in vit. Constant Max.). On vit bientôt paraître des patènes de différentes dimensions. Les petites appartenaient aux petits calices dont les prêtres se servaient pour le saint sacrifice ; les grandes, aux caHces employés pour la communion des fidèles. — Parmi les vases sacrés, il faut aussi placer les burettes. Celle qui contenait le vin offert par les fidèles s'appelait amule. Elle était en or ou en laiton, de forme ronde et effilée, mais large dans le bas. C'était là qu'on prenait le vin destiné au sacrifice, que le diacre faisait passer dans le calice au moyen d'un couloir. Ces vases furent, dans le commencement, passablement grands ; plus tard ils perdirent de leur valeur, et on les remplaça parce que nous appelons aujourd'hui de ce nom {ampullcTf en allemand pollen). Le même empereur dont nous avons parlé plus haut, envoya à Rome deux burettes en or du poids II. -28
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de deux livres, et cinr| en argent pesant vingt livres chacune. Dans Téglise de Constantinople, les burettes, aussi bien que les calices et les patènes, étaient en or pur; leur nombre était vraiment prodigieux {Stolb. B. 19). Uusage des encensoirs exista aussi de bonne heure. Helgad raconte que le roi Robert en fit suspendre un dans l'église, qui était en or et orné de riches pierres précieuses. — A Rome, il y en avait aussi un qui était suspendu devant Fimage de saint Pierre, qu'on allumait pendant la messe, aux jours de grandes solennités {Aiiastas. in Sergio.).
Reinarque. — L'usage de couvrir le calice avec un voile était inconnu dans les premiers siècles. Toutefois, 41 est déjà parlé dans la description de Téglise de Sainte- Sophie qui fut consacrée en 538 de voiles, dont le nombre devait s'élever à vingt mille, et qui tous étaient brodés en or et enrichis de perles et de pierres précieuses. Quant au corporale, à part sa longueur, qui autrefois dépassait celle qu'il a aujourd'hui, on le retrouve aux époques les plus reculées. Isidore Pellusiota, qui vivait au cinquième siècle, en fait déjà mention. Au treizième siècle, alors que le corporale avait déjà beaucoup perdu de sa longueur, il était 'pUé quatre fois en longueur et trois en largeur. Aux messes privées, on se servait de corporaux plus petit qu'on mettait dans ce qu'on appela plus tard du nom de bourse, laquelle était de l:i même couleur que les ornements dont on se servait pour la messe.
/". Ornements sacrés. Dans l'ancien Testament, les ornements dont était revêtu le grand prêtre quand il offrait un sacrifice étaient : le rational, l'éphod, la tunique^ la mitre et la ceinture. « Ce sont là^ est cUt dons