‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 243 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE m · texte numérisé non relu

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l'ancien Testament, les vêtements sacrés d'Aaron et de ces enfants, lorsqu'ils exerceront devant moi (le Seigneur) les fondions du sacerdoce.»

« Ils y emploiront l'or, l'hyacinthe, la pourpre, l*écarlate teinte deux fois et de fin lin retors. L'éphod, par le haut, aura deux ouvertures sur les épaules, qui répondront Tune à l'autre. Tout rouvrap:e sera tissu avec une agréable variété d'or, d^hyacinthe, de pom-prc, d'écarlate et de fin lin retors. Yous prendrez aussi deux pierres d'on^^ où vous graverez les noms des enfants d'Israël, etc. Vous ferez aussi le rational du jugement. Il sera tissu comme l'éphod, d'or, d'hyacinthe, de pourpre, d'écarlate teinte deux fois et de fin lin retors. Vous y mettrez quatre rangs de pierres précieuses. Vous ferez aussi la tunique que le grand prêtre portera au-dessus de Téphod ; elle sera toute de couleur d'hyacinthe. Il y aura en haut une ouverture au milieu, et autour un bord tissu, comme on a coutume d'en faire aux extrémités des habits, de peur qu'ils ne se rompent.— Vous ferez aussi une lame d'un or très-pur sur laquelle vous ferez graver par un habile ouvrier, ces mots : La sainteté est aie Seigneur. » — L'habillement des autres prêtres était semblable à celui-ci, mais moins précieux. Tous les prêtres portaient des caleçons de lin, afin, dit le Seigneur lui-même, de couvrir la nudité du corps; par opposition aux prêtres païens qui, dans leurs temples, violaient toutes les lois de la pudeur.

Dans le nouveau Testament, lorsque le Sauveur institua le saint sacrifice de la messe, il portait ses vêtements ordinaires. Il est probable aussi que les Apôtres ne changeaient pas de costume lorsqu'ils accomplissaient les saints mystères. Cependant le savant Bente-

rim (Denhvilrdigkeiten, à. k. K. B. A, S. 188) pense que dès les premiers temps, les vêtements dont on se servait pour les cérémonies reli^euses étaient différents de ceux qu'on porte communément. L'opinion commune, et selon nous, la plus vraisemblable, est celle qui veut que dès le principe, on ait célébré la messe avec des vêtements ordinaires, qui ne se distinguaient des autres que par plus de propreté et de convenance ; et que plus tard la mode des babits ayant cbangé, les évêques ordonnèrent qu'on s'en tiendrait à Tancienne forme. — Après cette espèce d'introduction, parlons de chacun des ornements sacerdotaux en particulier.

aa.UÂ7?iict. (Humerale). — Aucun auteur ecclésiastique ne fait mention de cet ornement sacré, avant le huitième siècle. Mais, comme à cette époque les laïques et même des ecclésiastiques avaient coutume d'aller le cou découvert, on trouva qu'il était indécent que ceux qui célébraient la sainte messe, fissent paraître une semblable nudité, et on inventa Vamict, dont on se couvrit le cou. Quelques prêtres (ce qui se voit encore en certains endroits) s'en servaient pour se couvrir toute la tète. Il est le symbole de FEsprit-Saint qu'on invoque contre les distractions ; c'est pourquoi le prêtre dit en s'en revêtant : a Placez, Seigneur, un bouclier sur ma tète. » Lorsque les prêtres s'en couvraient la tète pendant la messe, il avait alors une bien touchante signification. Ils se plaçaient comme les victimes prêtes à être immolées pour les péchés du peuple, et les leurs propres ; car autrefois on enveloppait dans un linge la tète de ceux qu'on condamnait à mort {Confer\ JEsther,!,^).

hb. L'il^^c— Les vutcmculs longs et do couleur blan-

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