PARTIE m. CHAPITRE III. S
talent pas dignes d'assister aux saints mystères. C'est pourquoi cette partie de la messe jusqu'à la fin du sermon était appelée : messe des catéchumènes^ après laquelle commençait la :
h. Messe des fidèles.
aa. L'offertoire était la première des principales parties de la messe. Avant qu'elle commençât^ on couvrait Tautel d'une nappe de lin, qui a été remplacée par le corporal qu'on ouvre en ce moment-là. Ensuite le diacre apportait la patène et le calice. Avant que le prêtre offrit le pain et le vin, avait lieu l'offrande de3 fidèles, à laquelle le diacre les disposait en leur annonçant le baiser de paix par ces paroles : Quelqu'un a-Uil quelque chose contre son prochain ? — Y aurait-t-il ici çîielqu'un qui y soit tenu par dissimulation ou hypocrisie ? — Emhrassez-vous les uns les autres! — Cyrille de Jérusalem compare les paroles que nous venons de citer avec les expressions de Jésus - Christ lorsqu'il disait {Math. 5, 23) : a Si, lorsque vous présentez votre offrande à l'autel, vous vous souvenez que votre frère a quelque chose contre vous, laissez là votre don devant l'autel, et allez vous réconcilier auparavant avec votre frère, etc., » puis il ajoute : a Le baiser est la réconciliation ; il est par conséquent sacré , car l'Apôtre a dit lui-même .* Donnez-vous les uns aux autres le baiser sacré. » Après le baiser de paix, les fidèles s'approchaient de la grille et présentaient leur offrande qui était le plus souvent du pain sans levain, du vin avec de l'eau, de la cire, de l'huile, de l'encens, de la farine, etc. Quelquefois c'était le diacre luimême qui allait recevoir les dons des mains des fidèles. Pendant l'offrande^ on chantait quelques versets des u. 50
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psaumes, dont Toffertoire actuel n'est plus qu'une faible partie. Le diacre mettait de côté le pain et le vin qu'il croyait nécessaire pour la communion générale. L'évèque offrait alors à Dieu ce qui avait été séparé , en faisant une prière à voix basse. Les prières qu'on récite aujourd'hui à l'offertoire ne furent connues, avant le cinquième siècle, que dans un petit nombre d'églises {Bintcrim's DenAwurdîgk. B.4, S. 386). Ce qui restait du pain et du vin offerts était ou destiné au repas en commun (agapes), ou distribué aux pauvres, ou servait à l'entretien du clergé. Comme par l'attouchement des différents dons les mains du prêtre ne restaient pas entièrement pures de toute souillure, il les lavait après l'offrande. On conserva dans la suite cet usage qui fut considéré comme le symbole de la pureté du cœur. Cyrille, évêque de Jérusalem au quatrième siècle, disait déjà à ce sujet : a Le lavement des mains nous avertit de nous préserver de tout crime et de toute souillure, de n'élever vers le ciel que des mains sans tache, lavées dans l'innocence, de n'approcher de Tautel qu'avec un cœur exempt de péché, d Après le lavement des mains et quelques autres prières (lavabo), le célébrant exhortait les fidèles à redoubler leur ferveur dans la prière par ces paroles : c( Orate fratres » (Priez mes frères), invitation qui était suivie de prières secrètes sur les dons destinés au sacrifice.
db. La 'préface y chant de louanges et d'actions de grâces, est d'origine apostolique, attendu que Justin (1. c.) en fait déjà mention. KUc était autrefois beaucoup plus longue qu'aujourd'hui. Lorsqu'on célébrait la mémoire d'un martyre, elle renfermait l'histoire