PARTIE III. CHAPITRE HT. 5il
abrégée de sa mort. Soiivent, à certains jours de fêtes, elle contenait des articles sur la vie d'une foule de confesseurs. — Dans le principe, il n'existait qu'une préface ; c'est seulement depuis le quatrième siècle qu on en a composé de particulières pour certaines fêtes. On pense que Tadj onction du a sanctus » à la fin de la préface est due au pape Sixte I. Autrefois, le peuple le chantait avec le prêtre.
ce, k\'Ç:Q, le Canon commençait, comme aujourd'hui, la partie la plus importante de la messe. Saint Hildebert compare cette partie avec l'entrée du grand prêtre dans le saint des saints. Selon saint Isidore (lib. 1 . c. 15, de eccl. ofif.), le canon vient de saint Pierre, et d'après l'opinion du pape Vigile {ep. 2, ad Euth. c. 5) il est de tradition apostolique. Dans le principe, il est probable qu'on le récitait à haute voix (Euseh. Hist. eccl. lib. 7, c. 9) comme cela a encore lieu aujourd'hui chez les Grecs {Conf. Smid's Liturgil. B. % S. 199). L'usage d'étendre les bras est antique, car TertulUen en parle déjà {De orat. c. 14). Dans l'Eglise grecque, le peuple lui-même prie pendant le canon, les bras étendus, comme l'atteste saint Chrysostôme {Hom. 3, in c. 1, ad PhiUp.). — L'usage de prier pour le pape, pour son évêque et pour l'autorité civile date aussi d'une époque très-reculée. Avec le mémento commence une nouvelle prière qui s'applique à ceux qui ont offert les dons et qui assistent personnellement à la messe. Ceux qu'on recommandait d'une manière spéciale au mémento des vivants furent, pendant plusieurs siècles, désignés publiquement par le diacre. On inscrivait leur nom sur un registre qu'on nommait les JJypthiques. Il en existait de deux sortes ; les uns contenaient les noms des
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vivants et les autres ceux des morts. Dans les premiers, on inscrivait surtout les personnes qui avaient mérité de l'Eglise, soit par des dons, soit par des fondations et autres bonnes œuvres. — Après le mémento des vivants, et dans la même prière, on faisait mention de la sainte Vierge, des douze apôtres, des anciens supérieurs ecclésiastiques et des saints martyrs , dont les noms étaient spécifiés. Les noms qui figurent dans le canon suffisent pour nous convaincre de sa haute antiquité, puisque aucun saint n'y a plus été inscrit depuis le quatrième siècle. Après qu'on avait ainsi loué et glorifié Dieu, prié pour les supérieurs et les membres de l'Eglise militante, et invoqué le secours de l'Eglise triomphante, commençait la seconde partie du canon, ou :
dd. La Consécration, — Les paroles de la Consécration ont toujours été les mêmes que celles que le Seigneur prononça en instituant l'auguste sacrifice de nos autels. La cérémonie qui consiste à élever la sainte hostie, aussitôt après la Consécration, avec les deux mains, afin qu'elle soit vue des assistants, et de sonner avec une clochette, a été établie au moyen-âge. Dans l'Eglise grecque, on l'élevait sur la patène, non après l'Elévation, mais au moment où l'on prononçait ces paroles : « Sancta Sanctis! » D'api-ès l'Orefo romain, les officiants étaient profondément inclinés pendant toute la récitation du Canon , tandis que le reste des fidèles restaient à genoux. Le pape Grégoire X établit que tous les fidèles se mettraient à genoux au son de la cloche, et frapperaient leur poitrine. Le Concile d'Exester (Cfl;;. 4) ordonna qu'on allumerait, pondant lo Canon, deux Tortisii, ou grands cierges. En Angletorrcj on avait en outre des calices qui avaient chacun