‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 250 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE m · texte numérisé non relu

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une petite cloche aux deux anses, afin qu on pût facilement s'apercevoir du mouvement du calice.

ee. Les prières après la Consécration. — Les nomr breux signes de croix que Ton fait sur les espèces consacrées , ne sont plus Texpression d'une bénédiction , mais ils sont seulement destinés à nous rappeler que ce saint sacrifice est une répétition permanente du sacrifice sanglant que le Sauveur offrit sur la croix, selon la remarque de saint Thomas d'Aquin [Resp. ad 5 arg. in qusest. 83, p. Ml). — Uusage de faire à chaque messe la Commémoration des morts, est, d'après saint Clirysostôme {Hom, 69, ad Antioch.), de tradition apostolique.

Les trois signes de croix qui suivent le nolis quoque peccatorihus , etc., se faisaient autrefois sur les dons offerts par les fidèles, et qui n'étaient pas réservés poiu" la communion. La petite élévation de l'hostie avec le calice se faisait autrefois de manière à ce que les assistants pussent voir le saint Sacrement qu'on ofî'rait ainsi à leur adoration, comme cela se pratique encore de nos jours chez les Grecs et les Arméniens. Cette élévation est beaucoup plus ancienne que celle qui a lieu à VJElé- Tation proprement dite.

f. Le Pater. — L'introduction à cette belle prière est due, dit-on, à Grégoire I. L'usage de le réciter à la messe, tant dans l'Eglise grecque que dans l'Eglise latine, est très-ancien. Saint Jérôme l'appelle une tradition apostolique. Autrefois, tous les fidèles le récitaient à haute voix avec le prêtre, cemme cela so pratique encore de nos jours chez les Grecs.

gg. La fraction de la sainte Hostie. — Déjà dans les premiers temps du christianisme, on ax)pclait le sacre-

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ment de rEucharistie, la fraction du pain, parce qiie, à rimitatiou de Jésus-Christ^ on rompait le pain consacré avant de s'en nourrir. Les hosties dont on se servait alors pour la communion étaient plus grandes qu'-elles ne sont maintenant. Elles étaient de forme ronde, de Tépaisseur d'un doigt, et de la largeur d'une assiette. Lorsqu'un grand nombre de fidèles devaient prendre part à la communion, on en consacrait plusieurs. L'usage de mêler une partie de l'hostie au vin consacré, abstraction faite du sens mystérieux qui s'y rattache, provient de ce que, autrefois, les laïques, communiaient aussi sous les espèces du vin, et le calice ne contenant pas assez d'espèces consacrées pour communier tous ceux qui se présentaient, on y versait de nouveau du vin non consacré pour le purifier. Telle est l'explication que donne Silbert, dans son ouvrage intitulée : Sainte Messe, p. 247 (1).

M. VAgnus Deiet le baiser de paix. — Autrefois, on chantait VAgmcs Dei aussi longtemps que durait la fraction des saintes hosties. On en attribue l'origine au pape Sergius I (G87). — A la prière qui suit se rattache le baiser de paix qu'on fait dériver des Apôtres [Co7if. 1. Petr. 5, 14.). Les plus anciens Pères, Justin, Clément d'Alexandrie, Athénagore, ainsi que TertuUien, en font déjà mention. D'après les Constitutions apostoliques (Lib. 8, c. i.), les ecclésiastiques recevaient d'abord le pain de leur évèque, puis se le donnaient les uns aux

(1) De mi^me que la séparation des espèces figure la mort de J(^sus-Christ, ou la sc'-paralion de r;\mc avec le corps, de nu' me la n'union d'une partie de l'hostie avec le pn^cicux sanjî, est la rcpn'sentalion symbolique de la réuniou de son corps avec sou sang après sa rcsurrection.

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