PARTIE m. CHAPITRE IH
générale^ on purifiait les vases sacrés^ et le célébrant récitait ensuite une ou plusieurs prières. Souvent, pendant la Communion, qui durait très-longtemps^ on chantait un psaume analogue à la circonstance. En Orient;, d'anciens documents attestent qu'on chantait le psaume 33 tout entier, ou du moins quelques versets {Co7istit. apost. 1. 8, c. 20.). — Les prières après la Communion étaient ordinairement récitées à haute voix, et le peuple répondait : Amen. La formule : Ite missa est (allez, le sacrifice est accompli), est trèsaucienne. Les Constitutions apostoliques contiennent : Ite in pace. Binterim pense que cette formule n'était employée dans le principe qu'a la fin de la messe des catéchumènes, et qu elle signifiait : a Allez, c'est maintenant que commence la messe ; » mais que plus tard, lorsque la discipline catéchuménique fut hors d'usage, on la plaça à la fin de la messe des fidèles. — La bénédiction que le prêtre donne avec la main droite, parait ne pas remonter au-delà du onzième siècle (Necrolog, c. 21.). — Le commencement de TévaDgile selon saint Jean qu'on lit à la fin de la messe, a été prescrit par le pape Pie V. Les Chartreux ne le lisent pas ; on i^omet aussi dans la chapelle du pape, aux offices solennels {Smid's Liturgik. B. 2, S. 279.). — Les limites que nous nous sommes prescrites, ne nous permettent d'entrer dans de plus grands détails.
U. DE l'empressement A ASSISTER A LA SAINTE MESSE.
a. Comme dans toutes les autres pratiques religieuses, les premiers chrétiens nous donnent, par leur ïèle à assister à la sainte moûic^ rexcm^^le le r^lus con-
solant. L'histoire nous dit qu'ils allaient tous les jours au temple, animés du môme esprit ; qu'ils y persévéraient en prière, et rompant le pain dans leurs maisons, ils prenaient cette nourriture avec joie et simplicité de cœur. — En Troade, les clu^Hiens écoutèrent, jusqu'au point du jour, saint Paul qui leur parlait {Ad. 20, 11). Ils allaient même, à Fépoque des persécutions, entendre la sainte messe au péril de leur vie {Plin. epist. ad Traj.). Leur zèle ne se ralentissait pas, bien qu'ils fussent obligés de parcourir souvent plusieurs lieues, et que le local où ils entraient fût malsain, et les exposât à tous les inconvénients résultant de l'air corrompu qu'ils y respiraient. Un empressement aussi ardent rendait tout précepte inutUe ; ceux qui n'y assistaient point, passaient pour être malades ou reteuus par quelque autre empêchement. Ce fut seulement quand ce zèle commença à se refroidir, que la voix du commandement se fit entendre. Il fut d'abord prescrit d'assister à toutes les messes qui se célébraient, ce qui, au deuxième siècle, avait Ueu trois fois par semaine, les mercredi, vendredi et samedi ; mais bientôt on en restreignit Tobligation au dimanche. Il était défendu aux fidèles de rien boire ni manger avant d'avoir assisté à la messe ; cet usage n'existait pas seulement dans les premiers siècles, alors que la plupart communiaient à la messe,, mais encore au moyen-âge : d'où vient que les conciles d'Allemagne ont défendu, sous des peines sévères, d'ouvrir les auberges avant la fin de rolfice public [Binlerims Denkw. S. 272).
h. Saint Augustin déclare que sa mère ne laissait pas passer un seul jour sans assister à la messe. Ses dernières recommandations^ lorsqu'elle fut sur le point