‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 253 sur 306 · PARTIE m. CHÂPTTIIE ni · texte numérisé non relu

PARTIE m. CHÂPTTIIE ni

de rendre son âme à Dieu, fiu^ent^ non point que ses fils lui fissent de brillantes funérailles, qu'on embaumât son corps et le déposât dans la tombe de ses pères, mais seulement que ses fils ne Toubliassent jamais au saint sacrifice de la messe. Telle fut sa dernière volonté {Aiig. Conf. lib. 9, c, 11).

c. A la vue des ravages que des détachements de troupes danoises exerçaient dans Touest de l'Angleterre en"871, et prévoyant qu'ils ne tarderaient pas à envahir la partie orientale de cette malheureuse contrée, le pieux et vaillant roi Ethelred marcha à leur rencontre avec une armée, faible par le nombre, mais animée des meilleures dispositions. Le matin du jour de la bataille, il voulut assister à la messe et se préparer par la communion, à livrer à ses adversaires un combat désespéré. Pendant la messe, on vint lui annoncer que les ennemis s'avançaient rangés en bataille, qu'il lui fallait par conséquent abréger sa dévotion, et mener ses troupes au combat. Mais Ethelred n'en continua pas moins à entendre le reste de la messe avec le même recueillement qu'auparavant. Bientôt arrivèrent d'autres messagers apportant la nouvelle qu'il n'y avait plus une seule minute à perdre, si on voulait empêcher l'ennemi de s'emparer de positions fort importantes; mais le roi se contenta de faire annoncer aux chefs qu'il ne sortirait pas avant qu'il ne se fût réuni au Vainqueur des vainqueurs et qu'il n'eût reçu sa bénédiction. Quand il eut communié et que la messe fut achevée, il se leva plein d'une bouillante ardeur, se mit à la tète de son armée, et remporta en quelques heures une brillante victoire sur les Danois. — Exemple bien éloquent et qui peut servir de réplique aux allégations

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de tant de personnes qui s'excusent sur la multiplicité de leurs occupations, de leur négligence à assister aux offices religieux [Baron, ad ann. 871, n. 102).

d. Lorsque saint Ferdinand de Talavera, premier archevêque de Grenade, vivait à la cour du roi, les courtisans, jaloux du crédit qu'il avait auprès du roi, qui lui confiait les affaires les plus importantes, se plaignirent de ce que, chargé de remplir des emplois tellement relevés que la moindre négligence amènerait les plus désastreuses conséquences, il trouvait néanmoins le temps d'assister tous les jours à la messe. Un de ses amis lui fit part, un jour, dans un entretien confidentiel, du blâme que ses ennemis se plaisaient à déverser sur lui, mais il se contenta de répondre en souriant : 0 C'est précisément parce que je suis chargé par une majesté terrestre de remplir des fonctions si nombreuses et si pénibles, que je recours à la Majesté du ciel, et vais puiser des forces dans le saint sacrifice de la messe, afin que je ne succombe pas sous leur fardeau et qu'elles ne m'absorbent pas entièrement. » {Lhon. Bibl. III, il8).

e. Saint Louis, roi de France, avait coutume d'aSsister à deux, quelquefois même jusqu'à quatre messes dans un jour. Ayant appris que quelques-uns de ses courtisans le blâmaient de donner à l'audition de la messe un temps qu'il eût été, selon eux, si nécessaire de consacrer aux affaires du gouvernement, il répondit : a Voyez jusqu'où s'étend la sollicitude do ces hommes ! Assurément, si je passais le double de ce temps-là à la chasse ou au jeu, aucun d'eux ne ferait

< entendre la moindie parole de blâme. » [Ibid., p. 1 10).

f. Saint Wiuceslas, roi de L'uhcine, ne se couteutait

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