‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 256 sur 306 · PARTIE III. CnAriTRE III · texte numérisé non relu

PARTIE III. CnAriTRE III

levait tous les dimaiiches et fêtes, à une heure après minuit^ et, appuyé sur deux béquilles, il se dirigeait vers l'église, où il arrivait après deux heures de la marche la plus pénible. Ce bon et généreux chrétien mourut vers la fin du mois de décembre de Tannée 1309^ à rage de 75 ans {Guill^Eandh. Th. 2. S. 324).

SENTENCES ET COMPARAISONS

a, a Autant la mer contient de gouttes d'eau, autant le soleil a de rayons, le ciel d'étoiles, la terre de fleurs^ autant le sacrifice de la messe renferme de mystères jo [JS. Bonavent.j 1. 6. De Viitut. theolog.).

i. « Assurément, nul sacrifice ne peut être plus agréable à Dieu que le saint sacrifice de la messe, puisque le Sauveur Ta laissé à son église afin de rendre au Seigneur un hommage complètement digne de lui » [S. Laus. Just. de Corp. Ghristi).

c. « Quel est le fidèle qui pourrait douter qu'au moment où s'offre le sacrifice de la messe, le ciel ne s'ouvre et que les chœurs des anges ne descendent, pour assister avec la plus profonde humilité au plus auguste mystère?» {S. Gregor., 1. 4. Dialect.. c. 56).

d. a Ce qui n'a pas été accordé aux anges, Thommc l'a obtenu. Le prêtre — homme rempli de faiblesses — accomplit le sacrifice le plus riche en mystères, et les osprits célestes sont debout à ses cotés pour le servir » {S. Aug. in Psalm.).

e. Alphonse d'Albuqucrque se vil un jour, pendant sa carrière militaire, exposé à périr avec toute son armée, victime d'une tempête qui s'était élevée sur mer. Dans cette extréoiité, piunaut un petit eul'ant sur ses

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bras, il Téleva vers le ciel en s'écrient : a Si nous sommes tous pécheurs, cet enfant est du moins pur et innocent. Eh bien ! Seigneur, en considération de son innocence, ayez pitié de nous. » Dieu exauça sa prière, la tempête se calma, et tout danger de faire naufrage s'évanouit. — Si telle est la puissance d'un enfant innocent sur le cœur du Seigneur, quel ne sera pas le pouvoir du prêtre lorsque, ministre du Très-Haut et tenant entre ses mains la victime d'amour et de réconciliation, il l'offrira à Dieu son Père, le priant de jeter sur ses enfants malheureux un regard de compassion et de faire succéder la miséricorde à la justice {Nach Innsàruck. Handb. Th. S. 46).

/. Saint Porphyre, évêque de Gaza, s'était rendu à Constautinople , pour solliciter auprès de l'empereur Arcade une faveur qu'il désirait vivement obtenir. Il avait rédigé une requête et réfléchissait sur les moyens à prendre pour arriver plus facilement à la lui faire agréer. A cette époque, rimpératrice étant accouchée d'un fils, Théodose-le-Jeune, elle pria l'évêque de mettre sa demande entre les mains de son fils lorscpi'il sortirait des fonts du baptême. Ce stratagème réussit auprès d'Arcade, qui, sollicité en même temps par Eudoxie, consentit à tout, disant que, pour le premier ordre que donnait son fils, il ne voulait pas le contredire. — Notre position n'est-elle pas semblable à celle-là , ou plutôt n'est-elle pas inhniment plus rassurante? Chaque jour, au saint sacriiice de la messe , nous pouvons présenter nos demandes et nos prières au Fils du Tout-Puissant, avec la consolation d'être exaucés chaque fois qu'elles seront en harmonie avec notre éternelle destinée {Zoàfi. Diljl. III, 130)

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