‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 257 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE m · texte numérisé non relu

PARTIE m. CHAPITRE m

g. De même que Job^, véritable modèle des pères qui s'intéressent au bonbeur spirituel , ofiiait des bolo caustes au Seignem* en expiation des pécbés par lesquels ses enfants pouvaient Tavoir offensé, de même l'Eglise, cette mère pleine de sollicitude, ne laisse pas d^offrir chaque joiu? au Seigneur le sacriiice le plus méritoire en compensation des fautes que commettent ses enfants.

h. Nicolas de Flùe , quoique retiré dans la solitude et consacrant entièrement son temps à glorifier Dieu et à prier pour le salut des hommes^ abandonnait cependant tous les dimanches et jout's de fête sa cellule, et assistait (jpmme tous les enfants de la paroisse au service divin dans TégUse de Saxlen, ne voulant en rien se distinguer des autres. On le voyait de même se rendre annuellement à Lucerne pour la grande procession et visiter les Ueux de célèbres pèlerinages, ainsi que ceux où TEglise accordait quelque indulgence. Quand la route lui fut devenue trop pénible à cause de son âge avancé, et que les riches dons des personnes pieuses lui eurent permis de fonder dans cette solitude le service d'un chapelain, il entendit tous les jours la messe dans sa propre chapelle, où il se confessait et recevait la sainte communion trois fois par mois.

B. Du «u-nioD.

Comme nous avons traité, dans le premier volume, de l'empressement avec lequel on doit aller écouter la parole de Dieu, nous nous contenterons de rapporter encore Tun ou l'autre exismple.

a. Lorsque la voix de Celui qui crie dans le désert

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retentit sur les bords du Jourdain^ il accourut une fov2e innnmhrahie de toute condition et de tout fjays. Saint Mathieu atteste que ce ne fut pas en vain qu'elle entendit la parole de Dieu, lorsqu'il dit (3, 6) : « Ils se firent baptiser par lui et confessèrent leurs péchés. » Une affluence aussi considérable de peuple à une allocution à la fois simple et persuasive réveilla la jalousie et blessa l'orgueil des scribes et des pharisiens. Remarquable surtout était Tempressement des premiers disciples des apôtres à aller entendre la parole de Dieu et à s'instruire des vérités de la foi ; c'est pourquoi l'Ecriture dit, en parlant des fruits que produisait dans les nouveaux convertis la bonne semence du salut {Act,, 2, 47) : « Ils étaient aimés de tout le peuple. » Et il est dit de Philippe, prêchant à Samarie (Ad., 8, 5) : « Les peuples étaient attentifs aux discours de Philippe et l'écoutaient tous avec une même ardeur, voyant les miracles qu'il faisait. » — A Troade, saint Paul fit un discours qui dura jusqu'à minuit, et les fidèles l'écoutcrent avec un saint empressement. — En un mot, toute l'histoire des apôtres est remplie de passages qui nous fout voir les milliers de personnes qui allaient écouter la parole de Dieu et mettaient à profit les salutaires enseignements qu'ils y recevaient ; d'où vint qu'après quelques années toutes les provinces du vaste empire romain furent inondées des confesseurs de la vraie foi.

h. Nous savons par le témoignage des plus anciens écrivains ecclésiastiques que les premiers chiétieus ne négligeaient jamais d'assister au sermon , les jours de dimanches et de fêtes ; le sermon était considéré comme pai lie int'gi'aute de Toflice divin. La plu|»ait

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