‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 258 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE IH. o · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE IH. o

des discours qui nous sont restés des anciens Pères do 'TEglise ont été prononcés pendant la messe.

c. Plus saint Clirysostôme se montrait infatigable dans Toeuvre de la prédication, plus ses auditeurs accouraient avec avidité à ses sermons. L affluence tant des fidèles que des hérétiques était telle^ qu'il fut obligé d'abandonner le local où il prêchait et d'en choisir un autre plus spacieux. Plusieurs , il est vrai, n'allaient Técouter que par curiosité ; mais la grâce triomphait des intentions purement mondaines avec lesquelles on venait l'écouter, et chaque jour il opérait de nombreuses conversions [Ber. Berc. K. G. B. 4).

d. Saint Antoine de Padoue prêchait et confessait tous les jours pendant le carême. Le concours des peuples à ses sermons était tel, que les églises étant trop petites, il était obligé de prêcher en pleine campagne. Toute la ville de Padoue s'y trouvait chaque jour avec le clergé, les religieux et Tévèque même. On y venait des villes et des villages voisins, marchant la nuit aux flambeaux, afin d'arriver assez tôt pour avoir place. II s'y trouvait jusqu'à trente mille personnes, toutes si attentives, qu'à peine entendait-on quelque bruit ; les marchands tenaient leurs boutiques fermées jusqu'au retour du sermon. Quand il était fini, chacun s'empressait, par dévotion, de toucher le saint homme ou à couper quelque peu de son habit, en sorte que, pour n'être pas écrasé, il était escorté eu allant et en venant d'une troupe de jeunes gens vigoureux. On voyait des effets sensibles de ses sermons : la réconciliation des plus mortels eimemis, la délivrance des prisonniers retenus depuis longtemps, la restitution des usures, la remise des dettes, la conversion des pécheresses publi-

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qiies. Toutes sortes de pécheurs accouraient à la pénitence^ de sorte que les prêtres ne pouvaient sufllre à entendre les confessions {Jd.).

e. Saint Jean de Capistran, envoyé par le pape en Allemagne avec la qualité de nonce apostolique, y fut reçu non-seulement comme un légat mais comme un envoyé du ciel. Il traversa toute TAllemagne, où tout le monde accourait à ses prédications. On se convertissait à entendre seulement le son de sa voix et à voir ses gestes, tant ils étaient significatifs. D'ailleurs, sa prédication était appuyée des miracles les plus éclatants. « Il rendait, dit l'historien Dlugas, la vie aux morts, la vue aux aveugles, la parole aux muets ; il faisait marcher les boiteux et guérissait les paralytiques. — Dès que je suis entré en Moravie, dit-il dans une de ses lettres, j'ai, selon mon devoir, combattu de toutes mes forces les damnables hérésies des bohémiens. — J'ai parlé ouvertement en public, et j'ai si bien réussi, que non-seulement les barons et les gentilshommes, mais aussi les prêtres ont abjuré, au nombre de quatre mille , toutes les erreurs des Hussistes. » Ces hérétiques avaient coutume de dire qu'ils craignaient plus ce religieux qu'une armée de trente mille hommes {IMd. tom. 10). /*. Saint François de Sales, évéque de Genève, raconte les effets suivants produits par un de ses sermons: « Gomme je prêchais dans la chapelle du roi à Paris sur le jugement dernier, il se trouvait parmi mes ai: 11teurs une dame protestante que la curiosité avait amenée à cette assemblée rehgieuse. Gependant les paroles qu'elle avait entendues firent sur son àme une telle impression, qu'elle résolut de se faire instruire dans la religion catholique. Trois semaines plus tard,

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