PARTIE UI. CHAPITRE FiT. Îj
tence et de jeûne universels dans le prophète Joël (1, 1-4 et 2, 12, 15) et dans le premier livre des Machabées (3, 46). — Plus tard^ diu'ant la captivité^, on établit plusieurs jours de jeune en mémoire de Timmense calamité qui avait frappé la nation tout entière. On jeunait le 17 du mois de Thamuz (juillet) en 'mémoire du siège de Jérusalem {Zacli. 8, 19 . On jeûnait le 9 du mois de Ab, en souvenir de la destruction du temple [Zach. 73). On jeûnait le li2 du mois de Thébet janvier) en mémoire du commencement du siège de Jérusalem [Zach. 8, 19).
Quant à des e-^Qm^lts particv2iers déjeune, nous en trouvons une foule dans l'ancien Testament : Moïse jeûna quarante jours et quarante nuits sur la montagne de êinai [Deut. 9, 9). — David, après avoir entendu l'exhortation à la pénitence de Nathan, se retira dans la solitude et observa un jeûne sévère (2. Rois, 12). — Sara, la fille de Raguel, sur un dur reproche que lui fit sa servante, se retira dans sa chambre, et jeûna pendant trois jours et trois nuits au milieu des prières et des larmes [Tôt. 3, 10). — Judith et Ether se préparèrent par la prière et par un jeûne austère à ^entreprise qu'elles méditaient. Nous lisons, au sujet d'Anne, veuve âgée de quatre-vingt-quatre ans [Luc, 2, 3. 7), qu'elle n'abandonnait pas le temple, mais que, joiu* et nuit, elle servait Dieu en jeûnant et cm priant, etc.