‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 29 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE II

a Veillez plus longtemps.

D Surveillez mieux ,

» Puis disparaîtra

» Tout enchantement. »

ii. Une princesse des Pays-Bas ayant perdu un bijou d'un grand prix, fit publier qu'elle promettait une grande récompense au magicien qui parviendrait à le découvrir. Bientôt on vit arriver chez la princesse un jeune homme^Piatzde nom^ qui lui promit de retrouver Pobjet perdu, et que, pour prix de ce service,, il exigeait seulement qu'elle le reçut magnifiquement à sa table pendant trois jours. En se levant de table le premier, il jeta sur tous les domestiques un regard sévère et scrutateur, et dit ensuite à haute voix : « J'ai déjà le premier. » — Il voulait dire par là qu'il avait déjà le premier repas. — Les trois domestiques qui avaient commis le vol,s'apphquèrent à eux-mêmes ces paroles, et s'imaginèrent que le magicien connaissait déjà un des voleurs. Le second jour, après les avoir encore fixés longtemps, il ajouta : « J'ai encore le second. » Le second des coupables ne se posséda plus de frayeur; car il crut que le magicien venait de découvrir le second ■voleur. Enfin, après le dîner du troisième, il s'écria tout triomphant : « Et maintenant le troisième m'appartient aussi, j'ai fini. » Il se rendit alors dans sa chambre, pour s'esquiver la nuit au cas que les coupables ne vinssent pas se déclarer ; car il voulait éviter le châtiment qu'on n'eût pas manqué de lui infliger, si sa science se fût trouvée en défaut. Mais, vers minuit, Pun des domestiques se glissa furtivement chez lui et lui remit le bijou avec cent écus, le priant instamment de ue pas le faire connaître. Le matin, M. Ratz courut

7j CATECmSME msTorJOiTî.

cil toute Mte chez la princesse, lui remit son bijou, reçut la récompense promise et partit en offrant avec toute la politesse possible les services de son art pour toute espèce d'cventualitcs futures {Nach Schreger).

hk. L'empereur Constantin-le-Grand avait défendu sous peine de mort, aux devins et aux aruspices, de préparer l'avenir en consultant, dans des maisons privées, les entrailles des victimes, ou d'après d'autres signes ou phénomènes naturels. Il menaça de bannissement et de confiscation de leurs biens ceux qui recevraient ces sortes de personnes dans leurs maisons, dans le but de se Uvrer à de semblables pratiques [Stolb R. G. B. 10).

Du temps de l'empereur Théodose II, il y avait encore dans les villes un grand nombre de devins, d'aruspices et autres gens de cette espèce. On se réunissait sous des grottes souterraines. Pour découvrir l'avenir, on avait recours à toutes les jongleries imaginables ; on imitait, ou plutôt on singeait les coutumes des païens, et jusqu'aux oracles des démons. Théodose mit fin à ces extravagances. Il défendit à tous ses sujets, sans distinction de religion et de qualité, et cela sous peine de mort, d'exercer, soit en public soit en secret, des pratiques puisées dans le paganisme. Ces retraites furent détruites de fond en comble, et on vit s'élever à leur place le signe triomphant du christianisme, la croix {Cod. Tkeod. tit. 1,1. 25).

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