‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 32 sur 306 · Confiance présomptueuse en la divine miséricorde · texte numérisé non relu

Confiance présomptueuse en la divine miséricorde

C'est le péché dont se rendent coupables ceux qui, au moment de la tentation, repoussant la voix de la conscience, disent : « Je confesserai ce péché ; je ferai pénitence plus tard, quand sera venue la vieillesse ou que je serai au lit de la mort. » Les suites les plus ordinaires du délai de la pénitence sont le désespoir et rimpénitence finale, comme le démontrent clairement les exemples suivants :

a. C'est par un excès de confiance en la miséricorde divine que péchèrent les contemporains de Noë, qui, peu soucieux de ses avertissements, persévérèrent dans leurs crimes jusqu'à l'invasion du déluge. Il en fut de même des habitants de Sodome et de Gomorrhe. — Nous voyons aussi les Israélites difi'érer leur pénitence jusqu'à ce qu'ils eurent été châtiés par les peines les plus sensibles, telles que la faim, la guerre, la captivité, etc. (2. Parai. 36. Jérém. 5). — Dans le livre de Sirach , nous trouvons cet avertissement : « Ne dites pas : j'ai péché, et que m'est-il arrivé de mal ? car le Tout-Puissant est lent à punir les crimes. Pour avoir été épargné, ne soyez pas sans crainte, et n'accumulez pas péché sur péché. Ne dites pas non plus : La miséricorde de Dieu est grande, il me pardonnera la multitude de mes péchés. Car son indiguation e6t aussi

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