Le cidte des Saints est utile et salutaire
Ce qu'enseigne le concile de Trente sur les avantages et les eôets salutaires de Finvocation des saints, et sur les bienfaits que cette pratique nous obtient de la part de Dieu, un grand nombre de ceux qui les ont invoqués Font éprouvé par lem? propre expérience, comme nous le voyons par les exemples suivants :
a. Judas Machabée, craignant d être vaincu pcr ses ennemis et de tomber en esclavage, recourut à la prière, et dans une vision quïl eut, il fut convaincu que les saints intercédaient auprès de Dieu pour les Juifs opprimés. Voici quelle fut cette vision: il lui sembla qu'il voyait le grand prêtre Onias étendre ses mains et prier pour tout le peuple juif; qu'il avait aperçu à côté de lui un autre homme, vénérable par son âge, tout éclatant de gloire et environné d-une grandie majesté, et qu'Onias avait dit en le montrant : C est là le véritable ami de seS" frères et du peuple d'Israël : c'est là Jérémie, le prophète de Dieu, qui prie beaucoup pour ce peuple et pour toute la \-ille sainte. Qu'en même temps JérémiV> avait étendu la main, et donné à Judas une épée d'or en lui disant : Prenez cette épée sainte, comme un présent que Dieu vous fait et avec lequel vous renverserez les ennemis de mou peuple d'Israël. — Judas Machabée ayant fait part de cette vision à ses gens, tous furent au comble de la joie, ne doutant plus que les saints n'intercédassent en leur faveur. Aussi remportèrent-ils
sur leurs ennemis uue victoire complète J2. Mach. 15). I). Lorsque l'empereur Théodose se préparait à marcher contre le tyran Maxime, on le voyait souvent en habits de pénitent, couché sur les tombeaux des martyrs, implorant leur intercession. Le résultat de son refuge vers les saints fut de remporter deux victoires sur les troupes beaucoup supérieures en nombre de Maxime, et de faire captif à Aquilée l'usurpateur du trône {Stulb,
c. Les habitants de la ville de Mérida en Espagne, forcés en 457, après une longue et inutile résistance, d'abandonner leiu* ville à la discrétion des Goths qui avaient sévi avec la dernière cruauté contre les villes qui leur avaient prêté secours, intercédèrent auprès de la patronne de leur ville, sainte Eulalie. L'historien espagnol Féreras raconte que Dieu opéra un grand nombre de prodiges en présence du chef des Goths, qui en fut tellement effrayé, qu'il traita les vaincus avec une modération inaccoutumée {Nach Herhst's Exempl. n. 502).
d. A l'époque où saint Nicolas était évoque de Myre, il arriva que trois des principaux ministres de l'empereur furent condamnés à mort par de fausses dénonciations. Il ne restait plus à ces malheureux d'autre ressource que la prière. Tandis qu'ils s'y Hvraient avec ferveur, il leur vint tout à coup en pensée de prier le saint évèque de s'intéresser à leur sort. Ils le firent. — Pendant la nuit qui précédait leur exécution, l'empereur vit en songe un vieillard vénérable en costume d'évêque, qui l'avertit de prendre garde de ne point mettre à exécution le jugement injuste qu'il avait prononcé. L'empereur^ réfléchissant sui* ce tju'U avait en-