PARTIE III. CHAPITRE II
tendu, entreprit une enquête plus sérieuse, et mit les prévenus en liberté, en leur disant qu'ils étaient redevables de cette faveur à l'évèque de Myre (Ze même).
e. La glorieuse vierge Rosalie n'a jamais cessé de protéger d'une manière toute particulière la ville de Palerme qui a le bonheur de posséder ses reliques. Le 15 juillet 1629, jour où Ton découvrit le lieu où était enloui son corps, elle opéra la guérison d'une maladie contagieuse qui désolait alors cette cité. A peine euton promené ses ossements autour de la ville, que cette épidémie disparut totalement. En 1837, à l'approche du 13 juillet, jour auquel on célèbre solennellement la mémoire de cet événement miraculeux, elle obtint de Dieu la grâce de voir cesser complètement le choléra; de teUe sorte que depuis ce jour on n'eut plus à déplorer aucune mort, tandis qu'auparavant la maladie faisait journellement plus de 1,500 victimes {Univers, \Zaoût\%Ti),
f. Nous voyons jusqu'à des païens implorer dans leur détresse l'assistance des saints. Lorsque Ghosrou, roi de Perse, voulut entrer en campagne contre un de ses généraux rebelles, Bahram, il apprit, avant de livrer bataille, que le célèbre martyr Sergius avait le pouvoir d'obtenir tout ce qu'il voulait à ceux qui recouraient à lui. Le roi païen s'adressa donc au saint pour le prier de lui faire gagner la victoire. Il fut exaucé ; et malgré la supériorité de ses forces, son ennemi essuya une complète défaite. Ghosrou, plein de reconnaissance, fit présent à l'église de saint Sergius, d'une croix en or toute garnie de pierres précieuses, rendit en outre la croix en or ornée de riches joyaux enlevée par son grand-pèie à l'église de Sergiopolis, et fit de me;-
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gnififpies présents à Téglise de saint Sergius en reconnaissance dos bienfaits obtenus par reutremise du saint {Stolb. \\. G. B. 20).
g. Bohémond, prince d'Antioche, saspendit en 1112, à Limousin, en France^ au tombeau de saint Léonard, patron des captifs innocents^ une chaîne en argent, en reconnaissance, comme il le disait, de ce qu'il avait été délivré de l'esclavage par l'intercession de ce saint (Beo\ Berc. Hist. de l'Egl. t. II).
h. Le fait suivant, survenu dans ces derniers temps, sert encore à nous prouver combien est puissante la médiation des saints. Marie-Clémence Buman, ègée de vingt-sept ans, la plus jeune des sœurs du couvent de la Visitation à Fribourg en Suisse, avait joui pendant longtemps d'une santé très-florissante, lorsqu'une saignée qu'on lui fit en 1833 vint subitement déranger l'état de sa santé et la jeter dans une situation maladive. Au mois de septembre 183G, elle eut une fièvre qui l'obligea de garder le lit. Pendant trois mois et demi, elle souffrit d'indicibles tourments, et tous les secours des médecins lui étaient devenus inutiles. Le soir de Noël, le médecin perdit toute espérance et dit à la malade : Je vous donne maintenant vacance. La supérieure du couvent, qui croyait la perdre, n'en pouvait plus de douleur. Le jour de la fête de saint Jean l'Evangéliste, qui était le jour de la mort du fondateur de leur ordre, saint François de Sales, Marie dit à la supérieure : « Ma mère, puisque les hommes ne sauraient plus nous aider, nous voulons nous adresser aux saints; nous allons commencer une neuvaine en l'honneur de notre père saint François do Sales et de notre sainte mère Françoise de Chantai, et, si nous avons une foi et une con-