PARTIE III. CHAPITRE U, 9I
Cance assez vives, ils ne manqueront pas de nous secourir. » Elle lui indiqua les prières qu'il fallait réciter, et la supérieure et toutes les religieuses se mirent à les faire. Toutefois. les douleurs ne faisaient qu'augmenter sans que la malade cessât davoir confiance. La supérieure l'ayant visitée le huitième jour, elle lui dit: « Si demain je suis guérie, n'est-ce pas, ma mère, que vous me permettrez d'entrer dans votre cellule ? — Oh oui ! ma sœur ? — Et si je ne vous y trouve pas? — Venez me trouver où je serai. » — Le neuvième jour, l'infirmière entra dans sa chambre après la messe, et Marie- Clémence lui demanda si la neuvaine était achevée. — Oui ma sœur. — Eh bien, je veux me lever et m' habiller... — Prenez garde de ne pas commettre quelque imprudence, lui dit l'infirmière. Mais la malade se sentant pleine de force et dans les meilleures dispositions, se leva et s'habilla. L'infirmière, qui n'en revenait pas d'étonnemeut, courut auprès de la supérieure lui raconter le prodige qui venait de s'opérer. La supérieure, qui devait se rendre au parloir poiu? parler au confesseur, lui ordonna de l'y amener. Elle s'y rendit d'un pied ferme et léger, et à la voir, on eût dit qu'elle n'avait jamais été malade. Le confesseur qui ignorait qu'on avait fait une neuvaine, n'en pouvait croire ses yeux, et lui demanda qui elle était ? — C'est moi, mon père, reprit la bonne sœur, a C'est bien la voix de Clémence, mais ce ne saurait être sa propre personne. » — La supérieiu'e lui raconta alors ce qui s'était passé ; puis elle demanda à la sœur si elle avait déjà fait sa visite au Samt-Sacrement, l'y envoya aussitôt pour y rendre grâce de sa miraculeuse guérison, et lui ordonna en même temps de se rendre ensuite à table et en récréa-
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tion avec la communauté. Aucune des sœurs ne pensait plus la revoir dans la salle commune, aussi il serait impossible de rendre la stupéfaction où elles furent en la voyant entrer! Les unes pleuraient de joie, les autres ne pouvaient se lasser de la voir et de l'interroger. Le même jour arriva encore le médecin de la maison, M. Lagger, qui déclara que non-seulement la malade était guérie, mais qu'elle l'avait été d'une manière extraordinaire, et en fit une attestation détaillée le 21 janvier 1837. Cette histoire est authentique; on peut la voir dans une circulaire que le couvent de Fribourg envoya imprimée à tous les couvents de l'ordre, en date du 19 avril 1837. Cette circulaire renferme aussi la déposition du médecin {lieras' is Exempelb. ii^ 406).
SENTENCES
a. Si les apôtres et les martyrs, alors qu'ils vivaient encore et devaient s'intéresser à leur propre salut, priaient néanmoins pour les autres, que ne doiventils pas faire maintenant qu'ils ont reçu la couronne de la victoire et du triomphe? — Moïse seul obtint grâce en faveur de 600,000 hommes, et Etienne, le martyr, demanda pardon pour ses ennemis. Et maintenant qu'ils sont auprès de Jésus-Christ, intercéderont-ils moins en notre faveur, seront-ils moins puissants qu'ils ne l'étaient sur terre? — Paul assure que les 276 âmes qui se trouvaient avec lui sur la barque devinrent sa conquête.— Et aujourd'hui qu'il est dissous et qu'il règno avec le Christ, il fermerait la bouche, et ne ferait ]tlu3 ciitendi*c une seule parole eu faveux de ceux qui, dans